Conditions de travail des forces de l'ordre : les syndicats en appellent au gouvernement

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Plusieurs syndicats de policiers ont réagi mardi à la publication d'un rapport sénatorial pointant les moyens "nettement insuffisants" avec lesquels travaillent les forces de l'ordre. 

Un rapport sénatorial, révélé mardi, les présente comme "au bord de la rupture". Policiers et gendarmes travaillent avec des moyens "nettement insuffisants" et selon des rythmes "pénibles et déstructurants", pointe le document. Épuisement mental, heures supplémentaires ni récupérées ni indemnisées, locaux délabrés... La commission d'enquête sur l'état de la sécurité intérieure liste de multiples dysfonctionnements. Plusieurs syndicats de policiers ont réagi à cette publication, mardi matin. 

"L'heure des réformes". "L'heure des réformes est maintenant venue, ce rapport ne doit pas rester lettre morte", écrivent dans un communiqué commun Alternative-CFDT et SCSI-CFDT. Les deux formations rappellent qu'elles ont remis au gouvernement "dix propositions pour réformer la police nationale" en février. "La technostructure du ministère de l'Intérieur a plongé la police nationale dans une sclérose intellectuelle déconnectée du terrain. Il est impératif aujourd'hui de changer de paradigme", écrivent-elles encore. 

"Pas de mesurettes". "Ce rapport est à l'identique de ce que nous dénonçons depuis des mois", renchérit Unité SGP Police-FO, par le même biais, soulignant "notamment l'écart qui ne cesse de se creuser entre les gradés, gardiens de la paix et adjoints, et la hiérarchie." Le syndicat "demande au ministère de l'Intérieur et au directeur général de la Police nationale d'entendre et de prendre acte" de cette publication, "qui montre à quel point la situation est urgente". Et conclut : "Il ne suffira pas de mesurettes ayant l'effet d'un 'cataplasme sur une jambe de bois' pour endiguer cette problématique."