Politique, chômage, foot... L'indémodable Coluche commente l'actu 30 ans après sa mort

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Euro de foot, politique, chômage... 30 ans après sa mort, Coluche répond aux questions de Thomas Sotto dans une interview apocryphe, où l'on constate que ses propos sont toujours d'actualité.

ÉVÉNEMENT

Une voix résonne encore dans l'actualité morose. 30 ans, et un jour, après sa mort, Thomas Sotto a choisi de convoquer Coluche, ancien animateur vedette d'Europe n°1 pour une interview vérité un peu particulière de la matinale lundi. L'occasion de discuter des sujets d'actualité qui, trente ans plus tard, n'ont (presque) pas changé.

  • Le foot ? Très peu pour lui

Beaucoup de Français étaient devant le match qui opposait la France à la Suisse dimanche soir, mais Coluche, même vivant, ne l'aurait pas regardé. "Je ne m'intéresse pas au foot", explique-t-il. "Moi, je voudrais qu'ils perdent tous, c'est la seule chose qui me ferait marrer", poursuit-il. "Y 'a un truc qui est quand même formidable, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne ils ont envoyé deux équipes : une pour le Pays-de-Galles et une pour l'Angleterre. Nous on n'a qu'a envoyer une équipe pour l'Alsace, une pour la Lorraine et puis pour les Corses comme ça on aura plus de chance de gagner. Je vais y aller là-bas, je vais gueuler", plaisante l'ancien d'Europe 1.

  • Le chômage ? Un truc "facile"

Il y a trente ans le chômage était l'une des problématiques de la société française. Trente ans plus, tard, ça continue. De quoi amuser l'humoriste. "Il parait que le plus facile en France c'est chômeur pour un mec qui veut trouver du boulot", plaisante-t-il. "C'est pas n'importe quoi, il faut aller au bureau de placement, chercher du travail, ils te donnent un truc qui te plaît, où tu n'aurais pas voulu aller et qui est loin de chez toi", poursuit-il, rieur.

  • "La situation économique, c'est pas moi qui vais la changer"

Dans tous les cas, "s'ils veulent que les français retournent au travail et s'ils veulent que les Français se cassent le cul pour la France, il faudrait déjà que les hommes politique soient différents de ce qu'ils sont". "Si aux prochaines élections on se retrouve avec les quatre mêmes ça va quand même être assez comique", prophétise-t-il. "Je veux bien savoir comment on va crédibiliser ces choses-là et il n'y a que les politiques qui peuvent répondre à cette question, pas les comiques", détaille celui qui s'était présenté à la présidentielle de 1981. "Tout ce que l'on peut faire nous, c'est faire des vagues et les faire marrer en attendant, mais la situation économique dans laquelle ils sont, c'est pas moi qui vais la changer".

  • L'actualité ? "On a intérêt à rire"

Tuerie d'Orlandomeurtre de deux policiers près de Parismanifestation contre la loi Travail, l'actualité n'est pas très joyeuse ces derniers temps. Pour autant, "on a intérêt à rire parce que (...) si on parle de l'actualité internationale ce n'est pas gai donc si on n'en rit pas on va en pleurer tous les jours", déplore Coluche. "Et l'actualité intérieure il y a quand même de quoi rire", reprend le comique. "On peut le dire sans vexer spécialement les ministres, c'est vrai que la gauche a remplacé la droite, mais il y a toujours de quoi rire", poursuit-il.

  • "Le rire c'est mal"

Certains dessinateurs l'ont payé de leur vie en janvier 2015. Peut-on vraiment rire de tout ? L’humoriste avait déjà sa réponse. "Le rire c'est mal. Si vous riez de quelque chose de bien vous vous moquez de quelque chose de bien, si vous riez de quelque chose de mal vous favorisez quelque chose de mal, donc le rire c'est mal", explique Coluche. "Le problème c'est de savoir si c'est indispensable aux gens ou pas", poursuit-il. "C'est mal sur les grandes idées, pour les gens qui font de la politique et essayent de nous gouverner, mais en tout cas c'est bien pour nous", conclut Coluche.