Colonie de vacances non homologuée : les cas de fermeture sont "exceptionnels"

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Dans le Gard, une colonie de vacances allemande installée sur un terrain inondable a été emportée par la brusque montée des eaux jeudi soir. Un homme est toujours porté disparu.

Dans le Gard, une question se pose après les violents orages de jeudi : comment expliquer qu'une colonie de vacances se soit installée sur un terrain inondable ? Tentes et caravanes ont été emportées par la brusque montée des eaux. Neuf jeunes Allemands ont été légèrement blessés et leur accompagnateur, un homme de 66 ans, est toujours porté disparu. Le président et le vice-président de l'association allemande organisatrice de la colonie ont été placés en garde à vue vendredi.

10% des colonies contrôlées chaque années. Jean-Benoit Dujol, délégué interministériel à la jeunesse assure pourtant que les contrôles sont nombreux. "Tous les accueils sont déclarés préalablement. Le lieu est renseigné dans une application informatique, ainsi que le nom des animateurs afin que l’on puisse contrôler leur honorabilité", explique-t-il à Europe 1. "On fait 8.000 contrôles chaque année, c’est un peu plus de 10% de l’ensemble des accueils qui sont visités, et on doit faire un peu moins de 300 constats", détaille-t-il.

Peu de fermetures définitives. Pour ce responsable, les problèmes de sécurité restent rares. "Chaque année on a à peu près 20 fermetures temporaires et dix fermetures définitives, sur 8.000 [contrôles]. Ce sont des tous petits chiffres", fait-il valoir.

"Je ne fais pas de typologie des manquements qui sont constatés, ce qui est certain c’est que les structures les plus professionnelles, qui ont pignon sur rue, sont rarement prises en faute parce qu’elles ont sans doute plus de moyens et de professionnalisme que les structures qui font moins souvent des séjours et qui sont plus vulnérables que les autres ou, en tout cas, plus sujettes à des manquements", pointe Jean-Benoît Dujol. "Ce sont vraiment des cas exceptionnels qui suscitent de injonctions de fermeture", répète-il.