Collision de Millas : "On ne réalise pas, on se demande pourquoi"

Le village de Saint-Féliu-d'Avall dont étaient originaires les victimes était figé dans la douleur dimanche après la violente collision entre un autocar scolaire et un train régional.
Le village de Saint-Féliu-d'Avall dont étaient originaires les victimes était figé dans la douleur dimanche après la violente collision entre un autocar scolaire et un train régional. © AFP
  • Copié
Mélanie Nunès édité par C.O.
Ils ont perdu une amie ou un cousin dans le drame de Millas, lorsqu'un TER est entré en collision avec un car scolaire. Lundi, sur Europe 1, Samir et Inès confient leur tristesse et leur sidération.
TÉMOIGNAGE

Un autocar scolaire et un train régional sont entrés en collision jeudi au passage à niveau de Millas dans les Pyrénées-Orientales, faisant cinq morts et 18 blessés  parmi les élèves transportés. Quatre jours après le drame, Samir, le cousin d'Alan, l'une des victimes, est encore sous le choc. "J'ai compris que c'était terminé et je me demande si ce n'est pas un cauchemar. On ne réalise pas, on se demande pourquoi lui, pourquoi il n'était pas à l'avant ou à l'arrière du bus", explique-t-il à Europe 1. "On ne ressent pas directement la haine. Le plus agaçant, c'est de ne pas savoir comment ça s'est passé", précise-t-il ajoutant ne parler que de ça depuis jeudi avec sa famille. "On parle, on se remémore les souvenirs, on pleure, c'est tout ce qu'on peut faire".

"Elle me manque terriblement". Inès, 12 ans, meilleure amie d'Ophélia, une autre des victimes, confie aussi son émotion : "On parle entre nous, entre copines. On était trois copines très proches, on était tout le temps ensemble. Elle était formidable, très belle, elle me manque terriblement. C'est horrible", raconte-t-elle. "Dans la tête, on a ce terrible accident. On est allé à l'école, on s'est forcé, on a pas tenu un seul cours. Il y a des psys qui sont venus nous réconforter. Ça va être compliqué pendant un très long moment", ajoute la jeune fille au micro d'Europe 1.

Il s'agit d'un des accidents les plus meurtriers impliquant un transport d'enfants depuis 1982. Sur les 18 collégiens blessés, le pronostic vital de six élèves reste engagé lundi matin, quatre jours après l'accident.