Colis suspect dans un avion : "S'il y avait eu des explosifs, on l'aurait découvert", assure Gilles Leclair

  • A
  • A
Partagez sur :

Le directeur de la sûreté d'Air France assure, sur Europe 1, que la compagnie ne "se sent pas plus menacée que les autres compagnies".

INTERVIEW

"C'est l'oeuvre d'un mauvais plaisantin". Invité d'Europe 1 lundi matin, le directeur de la sûreté d'Air France, Gilles Leclair est revenu sur la découverte d'un faux dispositif explosif dans un avion dimanche. L'appareil, en provenance de l'île Maurice et à destination de l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, avait été détourné vers le Kenya. Malgré tout, Air France ne "se sent pas plus [menacée] que les autres compagnies" aujourd'hui, a assuré Gilles Leclair.

"S'il avait eu des explosifs, on l'aurait découvert". Le directeur de la sécurité d'Air France explique qu'un engin explosif n'aurait jamais pu arrivé à bord : "On a quand même des systèmes de surveillance, de manière générale, qui sont super sophistiqués", a rassuré Gilles Leclair, avant d'ajouter que "le transport aérien est celui le plus sécurisé". Gilles Leclair explique : "Les baguages sont contrôlés à 100%, pratiquement partout sur le territoire métropolitain. On a des systèmes qu'on appelle des tomographes, qui regardent l'intérieur des bagages en 3D, et également un système de détection des explosifs", rappelant que l'objet en question a été confectionné dans l'avion "par petits bouts".

Air France ne sent pas menacée. Selon Gilles Leclair, cet événement n’inquiète pas Air France. "Comme beaucoup de secteurs, l'aérien fait l'objet d'attaques de mauvais plaisantins, de personnes malveillantes, parfois ce sont des enfants qui font des bêtises de ce genre", note-t-il. Le directeur de la sûreté assure que la compagnie "n'est pas plus menacée que les autres". "A partir du moment où cela a été contrôlé et que c'était un objet anodin, le seul dérangement qu'on a eu ça a été de dérouter l'avion", conclut-il.