Circulation alternée : comment les Franciliens se sont organisés

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Malgré les restrictions, certains Franciliens ont pris leur voiture mardi. D'autres se sont organisés avec leurs collègues.

On ne prend pas les mêmes, mais on recommence. En raison d'une pollution atmosphérique persistante, et pour la première fois, la circulation alternée est reconduite pour une deuxième journée consécutive à Paris et dans 22 communes d'Île-de-France. Mardi, à 17h, 1.750 PV avaient été dressés contre des automobilistes ne respectant pas la mesure. Aux heures de pointes, les bouchons ont même été plus denses que lors d'un mardi normal, avec 375 kilomètres cumulés, là où en moyenne, les 300 kilomètres d'embouteillages ne sont pas dépassés.

"J'ai pris le risque". Certains automobilistes, y compris les détenteurs de plaques impaires ont pris leur voiture mardi. "J'ai quand même tenté, il faut que j'amène mon fils à la crèche, sinon j'aurais passé 1h dans les transports contre 15 minutes en voiture. J'ai pris le risque", confie cette mère de famille.

Télétravail. D'autres se sont organisés pour aller travailler. "J'en ai profité pour poser un télétravail. On peut s'arranger avec tous les dispositifs internes de la boîte, trouver un moyen pour assurer nos fonctions", explique un salarié. "Je suis venu en transport comme tout le monde"."J'ai peut être une collègue qui n'habite pas très loin de chez moi et qui elle est impair", croit savoir une autre travailleuse.

Perturbations sur le RER B. Mercredi, seules les plaques impaires auront le droit de circuler. Mais perturbation sur le RER B oblige, la restriction sera plus souple pour les véhicules qui arrivent du nord de Paris. La préfecture de police a prévenu, ses agents se montreront compréhensifs.