Cinq morts dans un incendie à Sevran

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Cinq morts dans un incendie à Sevran
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Selon le procureur, quatre des cinq victimes appartenaient à une même famille et squattaient l'appartement dans lequel ils ont péri lundi.

Le procureur adjoint du tribunal de Bobigny s'est refusé à tout commentaire sur l'origine de l'incendie qui a surpris dans leur sommeil, les habitants d'un HLM de la cité des Beaudottes, à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Le feu a pris vers 4h00 du matin au septième étage et s'est rapidement propagé dans la cage d'escalier. Les pompiers ont évacué les résidents par de grandes échelles et sont parvenus à éteindre le feu vers 6h20.

Cinq personnes ont péri, deux hommes, deux enfants et un nourrisson. L'un des deux hommes a été retrouvé mort dans la cage d'escalier de l'immeuble de 10 étages. Les autres victimes se trouvaient dans un appartement au 8ème étage de l'immeuble.

Marc, un habitant du 10e étage, a insisté impuissant à la mort de ses voisins. Son témoignage recueilli par Arnaud Saint-Jean :



"Il semblerait que l'homme et les trois enfants (retrouvés dans l'appartement) faisaient partie de la même famille", a précisé le procureur adjoint, expliquant que l'identification était difficile car ces personnes "squattaient" le lieu. Par ailleurs, vingt-neuf personnes ont été légèrement intoxiquées par la fumée. Quinze d'entre elles ont été évacuées vers l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois. En tout, trente-sept familles doivent à présent être relogées, selon le bailleur.


La peur a vite fait place à la colère, les habitants dénonçant le fait que la trappe du toit était scellée. Le bailleur de l'immeuble Immobilière 3F est pointé du doigt. Ce dernier a admis avoir "condamné les accès aux toits pour éviter le caillassage des forces de police" dans cet immeuble en proie au "trafic de drogue". Pour autant, "il ne faut pas mélanger ventilation et issue de secours", a insisté Jean-Marie André, directeur général adjoint d'Immobilière 3F. Selon le procureur adjoint, cette trappe "disposait d'un système de ventilation et était aux normes en vigueur". La brigade criminelle a été chargée de l'enquête.