Procès de la "chemise arrachée" du DRH d’Air France : "on pouvait s’attendre à pire"

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Vincent Martinez, l'un des trois anciens salariés condamnés, s’est dit satisfait du jugement rendu mercredi. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

L’un des trois anciens salariés d’Air France condamnés dans l’affaire de la chemise arrachée à un DRH de la compagnie aérienne est soulagé. "Dans un dossier aussi sensible politiquement, on pouvait s’attendre à pire. Ils ont su faire une bonne justice" a déclaré Vincent Martinez, condamné à trois mois de prison avec sursis, mercredi sur Europe 1.

"Une part de regrets." "Deux personnes ont été relaxées, il y avait donc un manque de preuve évident. Je ne regrette pas d’avoir participé à la manifestation", a-t-il poursuivi. Vincent Martinez a été condamné à trois mois de prison avec sursis, comme deux autres anciens employés, et deux ont été relaxés.

L’ancien employé, licencié par Air France et sans emploi à l’heure actuelle, confesse toutefois quelques "regrets". "Je ne regrette pas d’avoir participé à la manifestation. Mais forcément il y a une part de regrets : ce geste m’a amené au tribunal et à être licencié", a-t-il conclu. Les faits s’étaient produits en octobre 2015, quand deux cadres d’Air France avaient été agressés lors d'une manifestation contre un projet de restructuration qui avait dégénéré.