Cet état d'urgence qui pénalise l'organisation d'évènements sportifs et culturels

  • A
  • A
Cet état d'urgence qui pénalise l'organisation d'évènements sportifs et culturels
@ AFP
Partagez sur :

En raison des surcoûts liés à la sécurité, certaines communes annulent d’elles-mêmes des manifestations.

Après les nombreuses annulations d'événements cet été, conséquence notamment de l'attentat du 14-Juillet à Nice, cela devient de plus en plus compliqué d'organiser une manifestation publique, qu'elle soit culturelle ou sportive. Ce week-end, la Grande Braderie de Lille aurait dû se tenir comme chaque année, mais impossible d'en assurer la sécurité. Désormais, les organisateurs doivent batailler ferme pour maintenir leurs événements. Et dans certains cas, cela devient trop cher de les maintenir.

Les feux d’artifice en danger ? Le dispositif de sécurité devient, en effet, tellement coûteux que ce sont parfois les organisateurs eux-mêmes qui sont amenés à annuler, comme pour le Festival de cuisine de rue qui aurait dû se tenir au Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris. Mais il aurait fallu tripler le budget sécurité.

Un problème rencontré par plusieurs mairies, contraintes d'annuler des festivités qu'elles auraient aimé maintenir. C'est ce qui s'est passé dans plusieurs communes de Vendée, où Jacques Couturier aurait dû assurer le feu d'artifice : "Quand je vois la surenchère de mesures demandées, je m’interroge sur la capacité des maires à pérenniser les feux d’artifice. C’est là qu’est l’inquiétude".

Les assurances ne couvrent pas en cas d’attentat. Une inquiétude partagée par de nombreux autres organisateurs d'événements. Du côté de la Techno Parade, par exemple, qui doit avoir lieu dans trois semaines, on attend une décision de la préfecture dans les jours qui viennent. Parfois, le couperet est déjà tombé. C'est le cas pour La Noctambule. Cette course n'aura pas lieu fin septembre, malgré un dispositif de sécurité revu à la hausse. Un problème qui risque de durer déplore son organisateur, Morgan Taldir. "Quels sont les organisateurs d’événements qui vont accepter et continuer à prendre de tels risques, financiers et humains, sachant qu’au dernier moment, les événements peuvent être annulés ? Et là, les organisateurs n’ont plus que leurs yeux pour pleurer !"

Des pertes sèches puisque si les assurances couvrent bien les dégâts liés à des intempéries, par exemple, rien n'est prévu en cas d'attentat.