Centre de migrants à Paris : "pourquoi le 18e ?" demandent des riverains

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Centre de migrants à Paris : "pourquoi le 18e ?" demandent des riverains
Deux centres pour migrants doivent ouvrir en Île-de-France en octobre dont un porte de la Chapelle dans le 18e arrondissement.@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Mardi, 200 personnes se sont rendues à la mairie du 18e arrondissement de la capitale afin d'obtenir des réponses à leurs questions.

Un peu plus de 200 personnes, riverains ou bénévoles, avaient fait le déplacement mardi soir à la mairie du 18e arrondissement pour s'informer sur le centre humanitaire d'accueil des migrants à Paris dont les grandes lignes viennent d'être dévoilées.

Beaucoup de questions. Dans la salle surchauffée, les questions se succèdent après la présentation de ce centre de transit qui doit ouvrir à la mi-octobre. "Comment évaluerez-vous les réfugiés en cinq jours ?" "Vous avez pensé aux autres migrants ? Beaucoup vont venir squatter autour." "Quid de la sécurité présente sur le site ?". À part pendant quelques interventions musclées de bénévoles en fin de débat notamment, venus dénoncer le sort des mineurs isolés étrangers, le ton reste posé, assez loin des réunions houleuses que l'annonce d'un centre d'accueil pour SDF avait pu provoquer dans le 16e arrondissement.

"Des réseaux" déjà présents dans le quartier. Mais des questions reviennent de façon récurrente sur le lieu retenu pour ce centre qui accueillera 400 personnes, avant leur orientation vers des hébergements plus pérennes. "Pourquoi le choix du 18e et nous l'avoir caché ? C'est un mauvais endroit", s'inquiète une voisine. "La porte de la Chapelle est devenue le carrefour de la misère du monde. Que feront les gens quand ils seront la proie de tous les réseaux qui sont déjà dans le quartier, de prostitution, de trafics...", lance une jeune femme.

Des élus qui veulent rassurants. Face à ces inquiétudes, les élus se veulent rassurants. "Il y a eu le tramway", lance le maire socialiste du 18e Eric Lejoindre, pour qui "on ne rend pas un mauvais service à la porte de la Chapelle" avec ce projet. Il le martèle : "aucune des difficultés que nous connaissons en matière de sécurité porte de la Chapelle n'est le fait des personnes migrantes".