Cécile Bourgeon : "Sa place est en prison", s'insurge le père de Fiona

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le père biologique de Fiona, Nicolas Chafoulais, estime que la nouvelle demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon, étudiée mardi, est déplacée. Pour lui, la mère de Fiona est une "menace pour la société".

Une nouvelle demande de remise en liberté effectuée par Cécile Bourgeon, la maman de la petite Fiona, est examinée mardi à 14h par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Riom dans le Puy de Dôme. En novembre dernier, Cécile Bourgeon, qui avait simulé la disparition de Fiona en 2013, avait été condamnée à 5 ans de prison pour non-assistance à personne en danger mais acquittée des coups mortels sur sa fille dont le corps n'a toujours aps été retrouvé. Une première demande de remise en liberté pour la mère de Fiona, qui a déjà passé 3 ans et demi en détention, avait été rejetée en janvier.

"C'est usant". Le père biologique de Fiona, Nicolas Chafoulais, a fait part de son agacement au micro d'Europe 1 : "Ça m’énerve, c'est répétitif. En novembre, on y était déjà pour le procès, en décembre, ça a été la demande de remise en liberté qui a été repoussée au mois de janvier, en février, on y repasse le 21. C'est usant à la fin", s'insurge-t-il.

Entendu sur Europe 1
On ne sait pas ce qu'elle a dans la tête, on ne sait pas ce qu'elle va faire en sortant.

"Une menace". Cette nouvelle demande, il la trouve "plus que déplacée. Elle a été jugée au mois de novembre, elle a pris une peine de 5 ans. Je ne vois pas pourquoi elle veut sortir et fait des demandes de remise en liberté. Dans ma vision des choses, sa place est en prison, pas ailleurs. Ce n'est pas moi qui l'invente. Un certain nombre de psys sont venus à la barre aux assises et à chaque fois, ce qui est revenu, c'est qu'il n'y en a aucun qui a réussi à la cerner. On ne sait pas ce qu'elle a dans la tête, on ne sait pas ce qu'elle va faire en sortant. C'est une menace pour la société autant pour ma famille et mon entourage que pour les autres."