Cazeneuve dévoile un plan sur le retour en France des enfants de djihadistes

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Cazeneuve dévoile un plan sur le retour en France des enfants de djihadistes
Le premier centre de déradicalisation en France se situe à Beaumont-en-Véron en Indre-et-Loire.@ AFP
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Le renseignement estime à 450 le nombre d'enfants de parents français ou partis de France se trouvant actuellement en Irak et en Syrie.

Bernard Cazeneuve a dévoilé jeudi le plan du gouvernement pour la prise en charge du retour des enfants de Français engagés dans les filières djihadistes en Irak et en Syrie, que le Premier ministre avait commandé il y a deux mois. Dans un communiqué, Matignon trace les grandes lignes du dispositif visant ces mineurs emmenés par leurs parents ou nés en zone djihadiste, qui doit associer "en première ligne" les départements, compétents en matière de protection de l'enfance, et les ministères concernés, notamment la Justice et l'Éducation.

450 enfants de djihadistes. Les situations divergent en la matière, entre des cas de mineurs radicalisés partis seuls, des enfants de djihadistes embrigadés par l'EI comme combattants en tant que "lionceaux du califat" ou encore, le cas le plus fréquent, des enfants très jeunes ou nés sur place. 

Environ 750 Français se trouvent actuellement en Irak et en Syrie aux côtés du groupe djihadiste État islamique (EI), notamment à Mossoul et à Raqa (Syrie), selon la dernière évaluation des autorités françaises. Le renseignement estime à 450 le nombre d'enfants de parents français ou partis de France se trouvant actuellement en Irak et en Syrie, dont au moins une vingtaine identifiés comme combattants.

De "véritables bombes à retardement." Les services antiterroristes redoutent que ces enfants - enrôlés de force ou avec la bénédiction de leurs parents djihadistes - deviennent de "véritables bombes à retardement". "En leur apportant l'attention et les soins nécessaires, le gouvernement entend prévenir toute dégradation de la situation de ces jeunes, et favoriser leur insertion dans la société", souligne Matignon. Ce plan avait été demandé le 19 janvier par le Premier ministre, lors d'une réunion avec les ministres concernés.