Castings controversés : l'enquête sur Morandini pour "harcèlement sexuel" classée sans suite

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Castings controversés : l'enquête sur Morandini pour "harcèlement sexuel" classée sans suite
Jean-Marc Morandini reste mis en examen pour "corruption de mineurs aggravée".@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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L'enquête sur Jean-Marc Morandini pour "harcèlement sexuel" a été classé sans suite. L'enquête pour "travail dissimulé" est en revanche toujours en cours.

L'enquête ouverte pour "harcèlement sexuel" sur les castings controversés pour une websérie produite par l'animateur Jean-Marc Morandini a été classée sans suite par le parquet de Paris, a indiqué mercredi une source judiciaire.

L'enquête pour "travail dissimulé" toujours en cours. Le parquet a classé sans suite cette enquête préliminaire également ouverte pour "travail dissimulé", en raison d'"infractions insuffisamment caractérisées", a expliqué la source judiciaire. Cet été, des comédiens avaient dénoncé dans Les Inrockuptibles les conditions de castings et de tournage d'une websérie produite par Jean-Marc Morandini comportant des scènes osées. Cinq jeunes comédiens, dont deux avaient témoigné dans le magazine, avaient porté plainte contre l'animateur, qui reste mis en examen dans une autre affaire, pour "corruption de mineurs aggravée".

L'animateur avait déposé plainte pour "tentative de chantage" à l'encontre d'un des cinq plaignants. Sa plainte a été classée.

Les plaignants, majeurs, connaissaient les conditions. En juillet, des comédiens avaient raconté dans Les Inrockuptibles les conditions d'un casting et de tournage pour cette web-série comportant des scènes dénudées, Les Faucons. Ils accusaient Jean-Marc Morandini d'avoir profité des castings pour les pousser à s'exhiber nus. Selon leur témoignage, une personne se présentant comme "Catherine" et responsable du casting, leur avait demandé avec insistance par courriel d'envoyer des vidéos d'eux nus, y compris des scènes de masturbation. Les investigations n'ont pas permis de démontrer que les postulants "avaient subi une forme de contrainte, de pression ou de menaces", a dit une source proche du dossier. Selon cette source, des courriels échangés montrent que les plaignants, majeurs au moment des faits, avaient connaissance des conditions de tournage, impliquant des scènes de nudité, voire de masturbation.