Carburant : le point sur les blocages après la réunion à Matignon

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Carburant : le point sur les blocages après la réunion à Matignon
@ DAMIEN MEYER / AFP
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Manuel Valls l'a assuré après une réunion samedi à Matignon : "lundi, ça ira mieux".

Manuel Valls recevait samedi matin les représentants des pétroliers et des transporteurs. Concernant la pénurie de carburant, le Premier ministre l'assure : "lundi, ça ira mieux !"

20% des stations essence paralysées. Ce qui lui permet de dire ça ? Les camions-citernes font énormément d'aller-retours, répond Manuel Valls. Et cela devrait continuer tout le week-end. Les préfets ont la consigne de débloquer systématiquement tout dépôt de carburant bloqué par des grévistes. Sur les 200 dépôts français, un seul est à l'arrêt : celui de Gargenville, dans les Yvelines.

Du côté des raffineries, quatre sont à l'arrêt, deux ont débit minimum et deux fonctionnent normalement.

Quant aux stations essences, une sur cinq connait encore des difficultés environ, voire des ruptures de stock. Face à la situation, le gouvernement affiche sa détermination. "La situation ce matin (samedi) est une situation qui s'améliore, une situation dans laquelle dans certaines régions nous sommes presque revenus à la normale et dans d'autres, nous restons très attentifs", a ajouté Alain Vidalies sur le perron de Matignon. "Nous allons continuer ce travail avec une grande détermination", a-t-il assuré.

"Nous irons jusque'au bout". Une volonté qui résonne avec les propos tenus dans Le Parisien par Manuel Valls le matin même.  "Il n'y aura pas de retrait du texte, pas de retrait de l'article 2 qui vise à décentraliser le dialogue social parce que c'est le cœur de ce texte de loi", a répété le Premier ministre au sujet de cet article sur les accords d'entreprise qui cristallise les mécontentements. "Je ne pense pas que le mouvement va s'amplifier, mais je reste prudent car je ne fais pas la météo sociale. Cependant, la violence m'inquiète, il y a de la radicalité dans la société", fait aussi valoir Manuel Valls, martelant : "nous irons jusqu'au bout".