Calais : heurts sur la rocade dans la nuit de samedi à dimanche, un CRS blessé

  • A
  • A
Calais : heurts sur la rocade dans la nuit de samedi à dimanche, un CRS blessé
@ AFP
Partagez sur :

Un CRS a été blessé à un genou samedi soir lors de heurts entre les forces de l'ordre et des migrants sur la rocade portuaire de Calais.

Les tensions à Calais restent toujours très fortes. Un CRS a été blessé à un genou samedi soir lors de heurts entre les forces de l'ordre et des migrants sur la rocade portuaire de Calais, selon la préfecture.

Ce qui s'est passé. Samedi soir, entre 21 heures et 23 heures, "près de 300 migrants au total ont tenté d'investir la voie de circulation de la rocade portuaire de Calais", a indiqué un porte-parole de la préfecture. "Les CRS et la sécurité publique sont intervenus pour repousser les migrants des abords de voie de circulation", a ajouté cette source, précisant que les forces de l'ordre avaient été la cible de jets de projectile et avaient dû faire usage de gaz lacrymogènes. "Un CRS a été blessé à un genou par un projectile, occasionnant une ITT (incapacité totale de travail, ndlr) de dix jours", a précisé la préfecture.

Le démantèlement de la jungle en arrière-plan. Si les heurts sont fréquents la nuit sur la rocade portuaire, ils ont généralement lieu en milieu de semaine, jours où le trafic des camions - notamment ceux partis d'Europe centrale et de l'Est pour rejoindre l'Angleterre - est plus important. Les migrants tentent régulièrement d'arrêter des camions sur la rocade et d'y grimper clandestinement avant que les poids-lourds n'empruntent les cars-ferries partant de Calais pour Douvres.

Moins de 5.700 migrants vivent dans la "Jungle" de Calais, soit une baisse sensible par rapport au record du mois d'août (6.901 migrants), selon les derniers chiffres de la préfecture du Pas-de-Calais publiés cette semaine, alors que se profile le démantèlement total du plus grand bidonville de France. Le Défenseur des droits Jacques Toubon avait évoqué la date du 17 octobre, mais elle est d'ores et déjà compromise, notamment en raison de l'épineux dossier des mineurs isolés.