Brigitte Bardot qualifie de "sacrilège" la décision de démolir Sainte-Rita

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Brigitte Bardot qualifie de "sacrilège" la décision de démolir Sainte-Rita
Brigitte Bardot a notamment dénoncé "l'indifférence des prélats catholiques".
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L’ancienne actrice, devenue une icône de la cause animale, a violemment condamné dans une interview la destruction prochaine de l'église Sainte-Rita à Paris, connue pour ses bénédictions d’animaux.

Brigitte Bardot qualifie de "sacrilège" la décision de démolir l'église parisienne Sainte-Rita, connue pour accueillir une bénédiction annuelle d'animaux, et estime que le pape François se "tamponne comme d'une guigne des animaux", dans une interview au journal Présent parue vendredi.

"Un sacrilège". "C'est pire que choquant pour moi, c'est un sacrilège", déclare Brigitte Bardot au quotidien catholique d'extrême droite, qualificatif que le journal rejette. "Je voudrais bien voir les forces de l'ordre jeter et traîner par terre un imam, je voudrais bien voir la destruction d'une mosquée pour y mettre des logements sociaux!", lance l'ancienne actrice, qui milite depuis près de 40 ans pour la cause animale. Celle qui fut l'icône des sixties explique avoir "tout fait pour sauver cette église mais les sommes fabuleuses en jeu sont des adversaires contre lesquels la foi ne peut vaincre".

Seule église à accepter des animaux. "L'indifférence des prélats catholiques m'a confortée dans l'opinion de lâcheté que j'ai d'eux. Quant au pape François qui porte le nom du saint des animaux, il s'en tamponne comme d'une guigne et préfère recevoir les migrants musulmans !", conclut-t-elle. Située dans le XVe arrondissement à Paris, l'église Sainte-Rita, qui n'est plus consacrée, était animée par l'abbé Guillaume de Tanouärn, figure du catholicisme traditionaliste. Elle était la seule à Paris à accepter des animaux lors des offices.

Une opération immobilière. Son propriétaire, l'association des Chapelles catholiques et apostoliques, a demandé sa démolition en vue d'une opération immobilière. Les travaux de construction de logements devaient démarrer en octobre 2015. Elle a été évacuée le 3 août par les forces de l'ordre.