Brevet des collèges : 89% de réussite, en hausse de 1,7 point

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Brevet des collèges : 89% de réussite, en hausse de 1,7 point
Plus d'un quart (26,1%) des candidats, élèves en classe de Troisième, ont obtenu la mention très bien.@ AFP
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Quelque 720.000 collégiens ont été admis au brevet des collèges en 2017, un chiffre en hausse de 1,7% par rapport à l'année précédente.

Près de 720.000 candidats, collégiens pour la plupart, ont été admis au brevet des collèges en 2017, soit un taux de réussite de 89%, supérieur de 1,7 point par rapport à l'année précédente, selon les résultats provisoires annoncés jeudi par le ministère de l'Éducation nationale. En 2016, 87,3% des jeunes candidats avaient été admis.

Recul dans la série professionnelle. Plus d'un quart (26,1%) des candidats, élèves en classe de Troisième, ont obtenu la mention très bien, 23,1% la mention bien, 21,2% la mention assez bien et 18,6% ont été reçus sans mention. La série générale, qui concerne 91% des inscrits, détient le taux de réussite le plus élevé, avec 89,8% de lauréats, en hausse de deux points par rapport à 2016. Chez les candidats de la série professionnelle, 79,7% ont décroché ce diplôme, un taux qui a reculé de 1,5 point comparé à l'année précédente.

Un brevet nouvelle formule. Il s'agissait cette année d'un brevet nouvelle formule, qui a pris en compte la réforme du collège, mise en oeuvre depuis la rentrée 2016. Une bonne partie des points avait été attribuée avant le passage de l'examen écrit fin juin, puisque l'évaluation du "socle commun" (400 points sur les 700 du brevet) s'appuie sur le contrôle continu en cours d'année. Ce socle commun de connaissances comprend huit composantes, axées sur le Français à l'écrit et à l'oral, les mathématiques et les sciences, la formation du citoyen, etc.

Un examen avant la fin de la scolarité obligatoire. Le brevet, dont l'ancêtre (le BEPC) a été créé en 1947, est un diplôme qui atteste des connaissances et compétences acquises en fin de collège, selon l'intitulé du ministère de l'Éducation. Passé par des adolescents qui ont pour la plupart 14 ou 15 ans, il se situe donc peu avant la fin de la scolarité obligatoire (16 ans en France). Comme pour le bac, certains s'interrogent sur son utilité -les épreuves écrites ont d'ailleurs été supprimées un temps, au début des années 1980-, mais ses défenseurs répliquent qu'il s'agit d'une première expérience de passage d'examen pour les adolescents.