Bordeaux : la justice ordonne l'admission de trois étudiants écartés par tirage au sort

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Bordeaux : la justice ordonne l'admission de trois étudiants écartés par tirage au sort
Cette décision est une première dans la juridiction du tribunal administratif de Bordeaux. Image d'illustration. @ DAMIEN MEYER / AFP
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Le jugement émis jeudi remet en cause la circulaire du 24 avril 2017 qui a mis en place le logiciel APB, particulièrement décrié cette année.

La justice administrative a suspendu provisoirement la décision qui avait rejeté par tirage au sort sur le logiciel d'admission post-bac APB la candidature de trois étudiants à Bordeaux et ordonné leur inscription immédiate dans la filière qu'ils convoitaient, a-t-on appris vendredi auprès du tribunal.

Remise en cause d'une circulaire. Les trois étudiants qui avaient été refusés en première année de filière STAPS à l'université de Bordeaux avaient déposé un référé auprès du tribunal administratif de la ville. Jeudi, ce dernier a "suspendu provisoirement la décision du rectorat de sélectionner par APB", a expliqué Bertrand Riou, vice-président du tribunal administratif, confirmant une information du site L'Etudiant. Le jugement remet notamment en cause la circulaire du 24 avril 2017 qui autorise le recours au tirage au sort pour les étudiants en première année d'université lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil. Il souligne également que la circulaire n'a pas été signée par la ministre de l'Education de l'époque, Najat Vallaud-Belkacem. Le magistrat a indiqué qu'il s'agissait de la première décision de ce type, après la publication de la circulaire, dans la juridiction du tribunal administratif de Bordeaux.

L'Université dénonce "une immense hypocrisie". Interrogée, l'université de Bordeaux a indiqué qu'elle se conformerait à la décision du tribunal administratif. "On est face à une formidable hypocrisie de la part de tout le monde. Quelles que soient les décisions de justice, on ne pourra jamais accueillir 2.000 étudiants en première année de Staps. Et ça n'a pas de sens que ceux qui viennent soient tirés au sort", a réagi sur France Bleu Gironde le président de l'Université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara.

Vers la fin du tirage au sort ? Début juin, le Conseil d'État a rejeté en référé deux requêtes demandant la suspension de la circulaire faute d'urgence à statuer. La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a lancé des négociations pour remettre à plat la procédure d'admission dans l'enseignement supérieur, avec notamment pour objectif la fin du tirage au sort, seul dispositif autorisé pour départager les candidats aux filières non sélectives très demandées.