Bonbonnes de gaz : quel rôle a joué Ornella G., mise en examen et écrouée ?

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Bonbonnes de gaz : quel rôle a joué Ornella G., mise en examen et écrouée ?
Cette femme est poursuivie pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et pour tentative d'assassinats en bande organisée. @ PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
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Les empreintes et l'ADN de cette femme de 29 ans, interpellée dans le sud de la France, ont été retrouvés dans la voiture abandonnée en plein Paris avec plusieurs bonbonnes de gaz.

Elle a passé la nuit derrière les barreaux. Une semaine tout juste après la tentative d'attentat à la voiture piégée à Paris, une première suspecte a été mise en examen et écrouée samedi soir. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et pour tentative d'assassinats en bande organisée. Que sait-on de cette jeune femme ? Quel rôle a-t-elle joué dans cette affaire ? 

Fichée "S". Principale protagoniste de ce dossier, Ornella, 29 ans, est la mère de trois jeunes enfants de 3, 4 et 6 ans. Déjà connue des services de renseignement, elle est fichée "S" depuis sa tentative avortée de rejoindre la Syrie. Dimanche 4 septembre, elle faisait partie du commando qui voulait faire exploser une voiture en plein cœur de Paris. Son ADN et ses empreintes ont été retrouvés dans le véhicule.

Tentative de fuite. En garde à vue, elle a livré aux policiers l’ensemble du scénario de l’attentat raté, commandité par des djihadistes depuis la Syrie. Le feu n’a pas pris dans la Peugeot 607, empêchant la voiture, chargée de bonbonnes de gaz, d’exploser. Le commando a fait alors demi-tour pour une nouvelle tentative, mais préfère fuir au dernier moment, pensant qu’un policier en civil se trouve près du véhicule. La jeune femme a mis le cap vers le sud, avant finalement d’être interpellée sur l’autoroute par la police judiciaire et le GIGN, près d’Orange.

Prêtes à tout. Les complices d’Ornella, plus déterminées, voulaient coûte que coûte commettre un attentat. La DGSI les a stoppées juste à temps. Ce dimanche matin, elles étaient toujours en garde à vue.