Blocages de lycées : deux membres de la direction d'une cité scolaire à Paris agressés

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Blocages de lycées : deux membres de la direction d'une cité scolaire à Paris agressés
@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Le principal adjoint du collège a "reçu un violent coup derrière la tête porté par un jeune homme non identifié", selon le rectorat. 

Deux membres de la direction d'une cité scolaire parisienne, bloquée par des lycéens, ont été agressés jeudi matin. Un jeune a porté un coup "violent" à la tête du principal-adjoint tandis qu'un autre jetait un sac de gravats à la proviseure adjointe, a indiqué le rectorat de Paris, qui a porté plainte.

"Un violent coup derrière la tête". Les faits se sont déroulés en tout début de matinée au sein de la cité scolaire Voltaire (collège et lycée), un établissement du 11e arrondissement de Paris régulièrement bloqué, à l'aide de poubelles et de barrières, par des lycéens qui réclament le retrait de la loi travail. Le principal adjoint du collège a "reçu un violent coup derrière la tête porté par un jeune homme non identifié", selon le rectorat. La proviseure adjointe a elle "reçu un sac de gravats jeté par un des élèves de l'établissement".

Deux plaintes déposées. Plusieurs membres de direction d'établissements franciliens ont été agressés depuis le début de la mobilisation d'une partie des lycéens et étudiants contre la loi El Khomri, à tel point que le syndicat des chefs d'établissements, le SNPDEN, a fait part de son "exaspération" et signalé que "la peur" était un sentiment nouveau, ressenti désormais par les équipes. Début avril, le chef d'établissement du lycée Paul-Bert (XIVe) avait été bousculé en tentant de s'interposer face à un groupe de jeunes non identifiés qui posaient des cadenas sur le portail de l'établissement. Il avait chuté et s'était cassé une dent.

Quelques jours plus tard, la proviseure du lycée parisien Pierre-Gilles de Gennes a reçu un coup de pied dans le dos après avoir tenté de séparer des élèves lors d'une altercation, toujours dans le cadre du mouvement de protestation contre la loi travail. Elle a eu plusieurs côtes fracturées et 30 jours d'interruption de temps de travail.