Béziers : la mort d'un homme lors d'une interpellation serait "d'origine naturelle"

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Béziers : la mort d'un homme lors d'une interpellation serait "d'origine naturelle"
"Une information pour recherche des causes de la mort sera ouverte, afin de déterminer les circonstances précises du décès", a cependant précisé le procureur de la République de Béziers. @ BERTRAND LANGLOIS / AFP
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"Une information pour recherche des causes de la mort sera ouverte, afin de déterminer les circonstances précises du décès", a cependant précisé le procureur de la République de Béziers. 

La mort d'un homme de 43 ans, après son interpellation dans une rue de Béziers jeudi matin pour des dégradations de véhicules, serait "d'origine naturelle" selon les premiers éléments d'une enquête de l'Inspection générale de la police nationale, a-t-on appris auprès du parquet de Béziers.

"Mort d'origine naturelle". "Les premiers éléments de l'enquête, ainsi que les résultats provisoires de l'autopsie (...) conduisent, sous réserve des résultats de diverses analyses complémentaires, à retenir l'hypothèse d'une mort d''origine naturelle lors de l'interpellation de cet individu, en raison son état de santé préexistant", a déclaré dans un communiqué le parquet, qui avait confié cette enquête à L'IGPN. "Une information pour recherche des causes de la mort sera ouverte, afin de déterminer les circonstances précises du décès", précise le procureur de la République de Béziers Yvon Calvet dans ce communiqué.

"Trouble à l'ordre public". Jeudi à 4h20 "requis par un témoin, plusieurs équipages de police du Commissariat de Béziers, auxquels devaient s'adjoindre par la suite des renforts de la police municipale, intervenaient (...) en raison d'un individu créant du trouble à l'ordre public, vociférant et gesticulant", affirme le parquet. "Les policiers tentaient vainement de raisonner l'individu qui se dirigeait alors vers un véhicule de police, tout en portant des coups sur des vitrines et des véhicules stationnés sur la voie publique. Il était alors fait usage de gel lacrymogène, ce qui n'avait aucun effet sur l'individu qui prenait la fuite", est-il précisé dans le communiqué.

Massage cardiaque. "En raison du comportement menaçant de l'intéressé, il était décidé de l'appréhender, et l'intervention de quatre fonctionnaires était nécessaire. L'individu continuant à se débattre, il était procédé à son menottage Les policiers constataient alors la dégradation de l'état physique de l'individu, dont le pouls devenait fuyant", ajoute le parquet. "Un massage cardiaque était immédiatement pratiqué par un fonctionnaire de police. Cependant, malgré ces interventions le décès était constaté à 5h30", conclut le parquet.