"Bébés congelés" : Véronique Courjault aux assises

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"Bébés congelés" : Véronique Courjault aux assises
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Jugée pour trois infanticides qu'elle a avoués, Véronique Courjault comparaît depuis mardi devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire. Elle risque la prison à vie.

Près de trois ans après la découverte des corps de deux bébés dans le congélateur de sa maison à Séoul, Véronique Courjault, 41 ans, qui a avoué ces deux infanticides plus un troisième commis en France, comparaît depuis mardi devant la cour d'assises de Tours. Jugée pour "assassinats", elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès devrait durer jusqu'au 17 juin.

Ce procès d'une "histoire exceptionnelle", selon le procureur de la République de Tours Philippe Varin, permettra peut-être de comprendre et d'expliquer les actes d'une bonne épouse, d'une bonne mère mais qui a caché pendant pendant sept ans un secret que personne n'a soupçonné.

Véronique Courjault, incarcérée depuis le 12 octobre 2006, à Orléans, sera seule dans le box des prévenus. Son mari, Jean-Louis Courjault, 42 ans, mis en examen dans un premier temps pour "complicité d'assassinats", a été mis hors de cause par la justice. Sa femme a toujours dit qu'il "n'était pas au courant".

La découverte le 23 juillet 2006 par le mari de deux bébés dans le congélateur de leur maison à Séoul a été le point de départ de ce fait divers qui a marqué les Français. Main dans la main, solidaires, ils nient d'abord "être les parents". Mais le 10 octobre 2006, les résultats des analyses ADN pratiquées par la police française prouvent le contraire et confirment ceux de Séoul. Le couple est placé en garde à vue et la femme reconnaît trois infanticides.

Le procès a nécessité des moyens importants et coûtera environ quinze fois le prix d'un procès ordinaire aux assises de l'Indre-et-Loire, selon des sources judiciaires. Le seul coût des traductions en français de documents sud-coréens est estimé à 28.000 euros.