"Bébés congelés" : les larmes de Véronique Courjault

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"Bébés congelés" : les larmes de Véronique Courjault
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Le procès de Véronique Courjault, jugée pour trois infanticides de nouveau-nés, s’est ouvert mardi à Tours. La première audience a été consacrée à la personnalité de l’accusée.

Accusée de trois infanticides de nouveaux nés, Véronique Courjault a essuyé ses premières larmes dès l'ouverture mardi matin de son procès devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire, à Tours, marqué par une demande de huis clos de la défense et des parties civiles.

Les avocats de Véronique Courjault et des parties civiles ont justifié leur demande par la nécessité de protéger les deux enfants de l'accusée. Me Pascale Brémant, qui représente les enfants de Véronique Courjault et de son mari Jean-Louis, deux garçons âgés 12 et 14 ans, a expliqué que "les enfants (vivaient) l'étalage médiatique comme une injustice supplémentaire".

Mais après trente minutes de délibération, la cour présidée par Georges Domergue a rejeté la requête, comme l'avait demandé l'avocat général Philippe Varin en s'appuyant "sur l'intérêt supérieur de la publicité des débats".

Vêtue d'une veste claire et d'un chemisier bleu, les cheveux retenus par une large barrette, Véronique Courjault est apparue très amaigrie, visage blême, impressionnée, mal à l'aise, ayant quelques difficultés à respirer. Elle était arrivée au Palais de justice très discrètement, protégée des regards par une couverture dans la voiture, puis escortée par des policiers pour empêcher les photographes de prendre des clichés. Dans la salle d'audience, cette petite femme brune a échangé un long regard avec son mari Jean-Louis Courjault, assis juste en face d'elle sur le banc des parties civiles.

Jean-Louis Courjault Courjault a décidé de se porter partie civile pour pouvoir assister à toutes les audiences et peser sur les débats en faveur de son épouse. "Je suis tendu, très tendu. Je soutiens plus que jamais la femme que j'aime, la mère de mes enfants", avait-t-il expliqué en montant les marches du palais de justice.

Dans l'assistance, la famille de l'accusée, son père et sa mère, Robert et Monique Fievre, ainsi que sa belle-mère et sa belle-soeur étaient assis côte à côte. Quand, les uns après les autres, ils ont été appelés à la barre pour simplement connaître le jour de leur audition, ils ont échangé des regards avec Véronique Courjault qui a craqué et essuyer des larmes.

Véronique Courjault est issue d'une famille modeste, où l'on parlait peu : c'est dans cet environnement qu'elle a grandi. Ecoutez-le compte-rendu d'audience de Guillaume Biet :



Les proches de Véronique Courjault ont mis longtemps à accepter la vérité. Ecoutez le témoignage de la belle-mère de l'accusée :

Jugée pour "assassinats", l'accusée encourt la réclusion criminelle à perpétuité.