"Bébés congelés" : Jean-Louis Courjault a "vu une main"

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"Bébés congelés" : Jean-Louis Courjault a "vu une main"
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Le mari de Véronique Courjault a raconté mercredi la découverte en 2006 des deux corps de bébés dans son congélateur à Séoul. Sa femme a dit "n'avoir pas prévu" la mort aux enfants.

C'est dans un tiroir de congélateur que Jean-Louis Courjault a découvert deux corps de bébés le 23 juillet 2006 à Séoul, en Corée du Sud.

"Et soudain, j'ai vu une main. Le corps du bébé était entouré d'une serviette, dans un sac. Je ne comprends rien", a raconté mercredi Jean-Louis Courjault, lors de son témoignage devant la cour d'assises.

"En plaçant les corps dans le congélateur, accessible par tous, il y avait 100% de chances qu'elle se fasse prendre", a souligné le mari, qui avait refusé dans un premier temps de faire un quelconque rapprochement avec sa femme. "Mais comment voulez-vous que j'imagine un tel scénario? Véronique ne pouvait plus avoir d'enfant", a-t-il lancé.

Le directeur d'enquête, Gérald Bejeau, s'est ensuite dit "convaincu que le mari n'a pas vu les grossesses de sa femme". Alors que le policier évoquait la possibilité que le premier bébé tué en 1999 ne soit pas de Jean-Louis Courjault, Véronique s'est soudainement levée : "je n'ai jamais trompé Jean-Louis. Je le démens formellement".

Véronique Courjault s'est adressé alors à son mari : "J'ai manqué de force. J'ai failli te le dire et je n'y ai pas réussi. Après tout s'est embrayé, il y a eu l'emballement médiatique. C'était quelque chose hors de ma portée".

Jugée pour "assassinats", Véronique Courjault, dont la personnalité a été examinée mardi, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès doit durer jusqu'au 17 juin.