Bagnolet : l'enquête semble confirmer l'accident

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Bagnolet : l'enquête semble confirmer l'accident
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Un jeune homme de 18 ans s'est tué dimanche à moto alors qu'il fuyait la police. Il a succombé à un "traumatisme thoracique profond", selon l'autopsie.

Yakou, le jeune homme qui roulait à vive allure sur une moto dimanche à Bagnolet en région parisienne, a succombé à un "traumatisme thoracique profond ", selon les résultats de l'autopsie pratiquée lundi. Le procureur adjoint a souligné que ces blessures correspondaient au choc entre le jeune homme de 18 ans, qui fuyait un contrôle de police, et une rambarde métallique. Même si certains témoignages sont encore contradictoires, c'est bien la piste d'un accident qui semble se confirmer.

Selon les premiers éléments de l'enquête,Yakou avait déjà évité deux contrôles avant de croiser une troisième voiture de police. Les analyses réalisées sur ce véhicule montrent qu'il n'est pas entré en contact avec la moto cross, non autorisée en ville. La victime en aurait perdu le contrôle en raison de la vitesse. Dans le quartier où vivait Yakou, plusieurs jeunes continuent cependant d'accuser les policiers.

Pour lever tous les doutes, le procureur a indiqué qu'il avait décidé d'organiser une double expertise en accidentologie qui a été confiée à la gendarmerie. Il a aussi appelé tous les témoins possibles à se manifester.

De son côté, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est engagé lundi à ce que les résultats de l'enquête de l'inspection générale des services sur les circonstances de la mort du jeune motard soient rendus "publics". "Je souhaite que ce soit le plus rapide possible", a affirmé le ministre sur France Info, mais cette enquête "ne peut être effectuée à la va-vite, sans que toutes les vérifications soient faites", a-t-il poursuivi.

L'Union syndicale majoritaire, qui rassemble Unité police et le SGP-Force ouvrière, a jugé lundi, "urgent de déminer les banlieues devenues les territoires de petits caïds". Pour le syndicat majoritaire, "les membres des forces de l'ordre ne doivent pas devenir les cibles d'une jeunesse désoeuvrée, désemparée, victime de la crise actuelle".

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