Automobile : à partir du 1er janvier, les garagistes seront obligés de proposer certaines pièces d'occasion

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Les garagistes qui omettraient de proposer des pièces d'occasion à leurs clients s'exposeraient à une amende de 15.000 euros maximum.

Entretenir un véhicule est de plus en plus cher. Les coûts d'entretien ont bondi de 16% en cinq ans. Mais cela pourrait bien changer car à partir du 1er janvier, les garagistes auront l'obligation de proposer des pièces d'occasion pour la réparation d'un véhicule. C'est une des dispositions de la loi sur la transition énergétique qui entre en vigueur en 2017. L'objectif est clair : faire baisser les factures.

Toutes les pièces ne sont pas concernées. Une pièce recyclée est 30 à 50 % moins chère qu'une pièce neuve. Mais ce n'est pas valable pour toutes les pièces : impossible d’avoir recours aux occasions pour le système de freinage ou les amortisseurs, par exemple, car l'enjeu de sécurité est trop important. En revanche, le capot, les portes, les vitres devront être proposés d’occasion. C’est le cas aussi pour certaines pièces mécaniques et électroniques. 

"Ce décret permettra aux professionnels de proposer des pièces démontées dans les 1.700 centres de traitement de véhicules hors d'usage agréés, dont la qualité aura été préalablement vérifiée", a précisé le ministère de l'Environnement en mai dernier.

Des pièces moins fiables. Du côté des garagistes, pour qui l'entretien est une grosse partie de l'activité, on met en garde : impossible de savoir précisément la durée de vie de ces pièces détachées recyclées. "On ne peut pas faire un test réel sur ce type d'organe", précise Aliou Sow, le porte-parole des artisans de l'automobile. "On sait qu'a priori, il fonctionne, mais c'est quelque chose qui reste assez aléatoire. Il faut être prudent dans l'utilisation de ce type de pièces parce qu'on peut faire des économies dans un premier temps mais si on doit changer deux fois plus rapidement la pièce, c'est quelque chose qu'on doit prendre en compte". 

Jusqu'à 15.000 euros d'amende. Comme il est question de sécurité, ces nouvelles dispositions seront encadrées. Il faudra ainsi utiliser les pièces certifiées par des organismes agrées. Si un garagiste ne mentionne pas la possibilité d’utiliser des pièces d’occasion, il encourt jusqu'à 15.000 euros d'amende.