Au procès Fofana, la police défend ses méthodes d’enquête

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Au procès Fofana, la police défend ses méthodes d’enquête
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Noël Robin, ancien chef de la brigade criminelle, a répondu aux critiques, émanant des deux parties, qui ont visé les méthodes d’enquête de la police lors de l’enlèvement d’Ilan Halimi en 2006.

La brigade criminelle a défendu ses méthodes, mardi, au procès du "gang des barbares". Noël Robin, son ancien chef, était appelé à la barre, et a répondu aux attaques visant le bien-fondé des méthodes pendant la séquestration d’Ilan Halimi en 2006, sur laquelle la brigade criminelle était chargée d’enquêter.

Critiqué par la mère d’Ilan Halimi, qui, dans son livre "24 jours", reprochait aux enquêteurs une série d’erreurs, comme le fait de n'avoir pas alerté les médias, ou de n'avoir pas diffusé une photo de Fofana, Noël Robin a répliqué que les méthodes choisies présentaient certes "des risques", mais que le but a toujours été de "protéger la vie d'Ilan".

Egalement visé par les avocats de Youssouf Fofana, qui ont dénoncé la semaine dernière le rôle selon eux occulte joué par la DGSE (services de renseignements extérieurs) pendant l'enquête, le policier a répondu : "Ils ont simplement donné des conseils oraux" aux policiers sur les meilleures "options techniques" pour localiser d'où provenaient les communications des ravisseurs pendant la séquestration.

Youssouf Fofana, chef présumé du "gang des barbares", est jugé depuis le 29 avril à huis clos avec 26 coaccusés, pour l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006. Mercredi la mère, les sœurs ainsi que d'anciens collègues de travail du jeune homme seront être appelés à témoigner.