Au premier jour de son procès, Youssouf Fofana garde le silence puis quitte l'audience

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Au premier jour de son procès, Youssouf Fofana garde le silence puis quitte l'audience
Youssouf Fofana n'a passé qu'une heure au tribunal, mardi (photo d'archives). @ AFP
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Jugé pour des faits antérieurs à l'assassinat d'Ilam Halimi, l'ancien chef du "gang des barbares" n'a prononcé que quelques mots au premier jour de son procès, mardi. Au bout d'une heure, il a demandé à être reconduit en détention. 

Mise à jour :

Youssouf Fofana a été condamné mardi à dix ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux tiers. Pour justifier cette peine, la présidente de la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Isabelle Prévost-Desprez, a souligné la "gravité extrême" des faits.

"Je suis un trader de la terreur, le PDG de la start-up Katiba", a prévenu Youssouf Fofana à l'ouverture de son procès, mardi à Paris. L'ex-chef du "gang des barbares", condamné à la réclusion à perpétuité avec 22 ans de sûreté pour l'assassinat d'Ilam Halimi en 2009, comparaissait pour des faits antérieurs : des dizaines de tentatives d'extorsions de fonds et de menaces de morts, visant des personnalités et des chefs d'entreprise, entre 2002 et 2004. Sur les 13 victimes qui s'étaient constituées parties civiles durant l'instruction, seules trois étaient représentées à l'audience.



Dix ans requis. Ces mots prononcés, Youssouf Fofana, qui souhaitait comparaître sans avocat, a indiqué sa volonté de "garder le silence", le sourire en coin. Crâne rasé, fine barbe, vêtu d'une veste de costume sur une chemise à carreaux, le détenu a assisté à l'audition de quelques parties civiles, avant de demander brusquement à quitter l'audience pour regagner sa cellule. Après une brève interruption, l'audience a donc repris en son absence. En conséquence, le procès, qui devait durer jusqu'à vendredi, a été condensé en une seule journée.



Une détention à l'isolement. En détention, le meurtrier d'Ilan Halimi a déjà agressé deux surveillants de la prison ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, avec un couvercle de boîte de conserve pour le premier et un stylo planté dans la nuque pour le second. Considéré comme dangereux, il passe ses journées seul à l'isolement, ne sortant plus de sa cellule.