Attentats de Paris : deux interpellations à Bruxelles

  • A
  • A
Attentats de Paris : deux interpellations à Bruxelles
Les deux suspects ont été interpellés mardi (photo d'illustration).@ NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP
Partagez sur :

Le couple interpellé est suspecté d'avoir apporté un soutien logistique aux frères kamikazes El Bakraoui.

Deux personnes ont été interpellées mardi à Laeken, dans l'agglomération bruxelloise, dans le cadre du volet belge de l'enquête sur les attentats djihadistes de novembre 2015 à Paris. Selon le site du quotidien belge La Dernière Heure, l'opération est liée aux kamikazes Ibrahim et Khalid El Bakraoui, ce que ne confirme pas le parquet. Les deux frères sont morts lors des attentats de Bruxelles le 22 mars, mais ils sont également à l'origine des attaques du 13 novembre 2015 selon le groupe Etat islamique.

"Deux personnes ont été privées de liberté et emmenées par la police judiciaire fédérale de Bruxelles pour audition circonstanciée", explique le parquet fédéral, chargé en Belgique des enquêtes terroristes. Le juge d'instruction "décidera dans les heures qui viennent de leurs éventuelles inculpations et de leur placement ou non en détention préventive", a précisé la même source, qui n'a pas souhaité donner plus de détails "dans l'intérêt de l'enquête".

Un couple au soutien des frères El Bakraoui. Selon La Dernière Heure, les deux suspects sont "un couple soupçonné d'avoir apporté un soutien logistique aux frères El Bakraoui", qui s'étaient fait exploser à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles. La femme, identifié par la Dernière Heure comme "M. B." et son compagnon, "Farid K.", "auraient servi de boite à lettres à certains terroristes à l'époque où ceux-ci étaient recherchés des deux côtés de la frontière", c'est-à-dire entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles.



Toujours selon journal belge, une "équipe française (de policiers) et une magistrate parisienne accompagnaient" les policiers belges lors de la perquisition de mardi. L'enquête a établi que les attentats de Paris et de Bruxelles avaient été menés par les membres d'une même cellule, qui les avaient préparés de part et d'autre de la frontière.