Attentat des Champs-Elysées : un homme en lien avec le tueur placé en garde à vue

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Attentat des Champs-Elysées : un homme en lien avec le tueur placé en garde à vue
@ SYLVAIN THOMAS / AFP
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Un homme en lien avec l'auteur de l'attentat sur les Champs-Elysées, interpellé lundi, a été placé en garde à vue.

Un homme en lien avec Karim C., qui avait tué un policier sur les Champs-Élysées le 20 avril, à quelques jours du premier tour de la présidentielle, a été placé en garde à vue, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Déterminer d'où provient le fusil utilisé par le tueur. Âgé de 23 ans, il a été interpellé lundi matin en Seine-et-Marne, a précisé cette source. Les enquêteurs cherchent à savoir d'où provient le fusil automatique de type kalachnikov utilisé par le tueur pour tirer sur les policiers. Un fusil à pompe, deux gros couteaux ainsi que des munitions avaient aussi été retrouvés dans le véhicule de Karim C. .

Ce Français de 39 ans avait un lourd passé judiciaire, avec notamment une condamnation pour tentatives de meurtres sur des policiers, mais n'avait pas présenté de "signes de radicalisation" en prison, d'après le procureur de la République de Paris, François Molins. Un message manuscrit défendant la cause de Daech, acronyme arabe du groupe État islamique (EI), avait cependant été retrouvé sur un papier près de son corps.

"Une erreur de revendication est possible". L'attaque avait été presque aussitôt revendiquée par l'EI, à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 autres morts depuis 2015 en France. Mais cette revendication continue à intriguer, l'organisation djihadiste ayant donné une identité du tueur, "Abu Yussef le Belge", qui ne correspond pas à Karim C. . "Une erreur de revendication est plausible, mais les enquêteurs ne ferment encore aucune porte", a relevé une source proche de l'enquête.

L'arrestation de deux hommes à Marseille, deux jours avant. La fin de la campagne électorale avait été bouleversée par cet attentat sur la plus célèbre avenue du monde, juste avant le premier tour de la présidentielle le 23 avril. Cette fusillade avait eu lieu deux jours après l'arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés d'avoir projeté un attentat "imminent". Un arsenal et trois kilos d'explosif de type TATP, dont une partie prête à l'emploi, avaient été découverts lors de leur interpellation.