Projet d'attentat : un Égyptien mis en examen et écroué, un homme remis en liberté

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Un homme interpellé la semaine dernière et soupçonné de préparer une attaque sur le sol français a été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste. L'un de ses proches a été entendu et mis hors de cause. 

Un Égyptien a été mis en examen et écroué mardi dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour association de malfaiteurs terroriste, a appris Europe 1 vendredi. Il avait été interpellé la semaine dernière après une perquisition à son domicile, dans le 18ème arrondissement de Paris. L'un de ses proches a lui été entendu puis remis en liberté.  

"De l'explosif" ou "de la ricine"."Il y avait deux jeunes gens d’origine égyptienne qui s’apprêtaient à commettre un attentat avec, soit de l’explosif, soit de la ricine, qui est un poison très fort. Ils avaient des tutoriels qui indiquaient comment fabriquer des poisons à partir de ricine", avait assuré de son côté Gérard Collomb, vendredi matin. Contrairement aux éléments communiqués par le ministre de l'Intérieur, les deux hommes ne sont pas frères, selon les informations d'Europe 1. 

Cette arrestation est le fruit de la détection sur les réseaux sociaux par la DGSI d'un compte particulièrement actif dans la sphère prodjihadiste, qui a permis l'identification de ce ressortissant égyptien, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. Une perquisition administrative menée le 11 mai au domicile du suspect, dans le 18ème arrondissement de Paris a révélé "la présence d'un sac contenant de la poudre noire extraite d'un bloc de pétards et de plusieurs supports numériques qui contenaient notamment des tutoriels de fabrication d'explosifs et une autre vidéo expliquant comment utiliser un poison puissant", a ajouté cette source.

"Prêt à mourir en martyr". L'homme a été arrêté quelques heures plus tard avec un autre individu présent à ses côtés. Lors de sa garde à vue, le principal suspect "a spontanément reconnu sa consultation de propagande djihadiste et expliqué qu'un individu sur la messagerie cryptée Telegram, non identifié à ce jour, lui avait demandé de se procurer le bloc de pétards afin de fabriquer une bombe et de passer à l'acte en France", a précisé la source.

Puis, "il a tenté de minimiser la gravité de ses actes", explique une source proche de l'enquête. "Contrairement à ses déclarations, les exploitations ont révélé qu'il avait en réalité accepté de réaliser cette mission et qu'il était également prêt à mourir en martyr en se faisant exploser".

Fin mars, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé que 51 attentats avaient été déjoués depuis janvier 2015. Samedi dernier, un homme armé d'un couteau, revendiquant son allégeance à l'organisation Etat islamique, a fait un mort et cinq blessés à Paris