Attentat de Nice : 24 nouveaux postes dans les hôpitaux des Alpes-Maritimes

  • A
  • A
Attentat de Nice : 24 nouveaux postes dans les hôpitaux des Alpes-Maritimes
L'hôpital Lenval de Nice fait partie des quatre structures qui vont bénéficier de ces créations de postes. @ VALERY HACHE / AFP
Partagez sur :

Il s'agira de postes "pérennes" mais le recrutement "peut prendre un peu de temps", a prévenu mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce la création de 24 nouveaux postes dans les hôpitaux des Alpes-Maritimes pour le suivi psychologique "dans la durée" des personnes traumatisées par l'attentat de Nice, mercredi dans une interview à Nice Matin.

Quatre hôpitaux concernés. "Pour permettre aux hôpitaux des Alpes-Maritimes d'assurer l'accompagnement psychologique des personnes traumatisées dans la durée, j'ai décidé de créer de nouveaux postes", explique la ministre. Vingt-quatre professionnels viendront "renforcer les équipes de quatre établissements", à savoir le CHU Pasteur et le CH Sainte-Marie pour les adultes, Lenval et l'hôpital d'Antibes pour les enfants et adolescents, ce qui représente "un engagement financier d'1,4 million d'euros pour l'année".

Des postes "pérennes". Il s'agit de médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, éducateurs et agents administratifs, dont la liste a été établie "sur la base des besoins exprimés par chaque établissement", assure Marisol Touraine. Ce seront des postes "pérennes" mais le recrutement "peut prendre un peu de temps", précise-t-elle, et "en attendant les recrutements définitifs, le renfort mis en place le mois dernier pour les hôpitaux Pasteur et Lenval sera prolongé".

Des centaines de prises en charge. Après l'attentat du 14-Juillet, qui a fait 86 morts, "plus de 3.500 personnes ont bénéficié" d'un dispositif d'accompagnement psychologique d'urgence, souligne la ministre. Depuis plusieurs semaines, un nouveau dispositif d'accompagnement a été mis en place, reposant sur les hôpitaux, et dont ont bénéficié "1.500 personnes". "Les équipes de psychiatres et psychologues ont beaucoup donné, elles ont été remarquables dans la prise en charge des victimes. Elles ont besoin d'être reconnues et renforcées", estime la ministre.