Arrêts maladie : pour le maire de Poissy, " il n’y a pas de petites économies"

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Le maire Les Républicains de Poissy Karl Olive voudrait également que les médecins de sa ville limitent le nombre d’arrêts maladie.

Il l’assure, sa démarche est pleine de "bon sens". Dans le cadre dune importante campagne d’économies, le maire LR de Poissy a écrit aux médecins de sa ville pour leur demander de réduire le nombre d’arrêts maladie accordé aux agents de la mairie. Une initiative qui a fait grincer des dents, aussi bien chez les praticiens que du côté des syndicats où l’on dénonce une gestion autoritaire de la municipalité.

Un effort collectif. "J’ai fait une lettre de suggestion, de sensibilisation. Nous sommes dans une posture de désendettement (…) et je considère que ça dépasse largement les frontières des élus et des agents. Ça concerne tous les partenaires de la ville, et aussi les médecins généralistes", s’est défendu Karl Olive au micro d’Europe 1 Midi. Pourtant, les médecins de la ville lui ont adressé une lettre en début de semaine, l’invitant à se poser la question de sa gestion de la municipalité, plutôt que d’incriminer les professionnels de santé. "Quinze personnes ont signé la pétition. Les deux tiers sont en cohérence avec la démarche que nous défendons", assure cet ancien journaliste sportif de Canal +. "Je n’ai pas plus de problèmes d’absentéisme à la mairie de Poissy que dans les autres collectivités", souligne-t-il.

Alors pourquoi relier les arrêts maladie aux finances de la ville ? "À Poissy, nous avons 20 jours d’arrêts de travail de maladies ordinaires, ce qui est un peu près la moyenne nationale. (…) Dans le domaine privé, c’est 11 jours. Je dis juste que si on peut tendre vers le même objectif, qui, je le rappelle, est la restructuration des finances publiques, c’est aller dans le bon sens", déclare l’édile. "Il n’y a pas de petites idées, il n’y a pas de petites économies. (...) A Poissy, les arrêts de travail, c’est 2 millions d’euros chaque année. Si les agents avaient une journée en moins, ce serait 100.000 euros d’économie", promet-il.