Apprentissage : la CGT "décline l'invitation" vendredi à Matignon

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Apprentissage : la CGT "décline l'invitation" vendredi à Matignon
Édouard Philippe a indiqué qu'il annoncerait vendredi "les premières mesures sur l'apprentissage" aux acteurs concernés (syndicats, patronat, régions…). (Photo d'illustration)@ AFP
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La CGT a décliné l'invitation du Premier ministre à une réunion sur l'apprentissage, alors qu'une réunion de négociation est prévue le même jour sur la formation professionnelle.

La CGT "a décliné l'invitation du Premier ministre" Édouard Philippe à une réunion sur l'apprentissage prévue vendredi matin à Matignon, alors qu'une réunion de négociation est prévue le même jour sur la formation professionnelle, a annoncé jeudi la centrale syndicale dans un communiqué.

Le syndicat dénonce une "opération de communication gouvernementale" qui "percute de plein fouet la liberté de négocier", puisque "le Premier ministre compte, par une conférence de presse, rendre des arbitrages alors que l'avenir de l'apprentissage est à l'ordre du jour de la négociation".

Vendredi, une séance de négociation sur la formation. Édouard Philippe a indiqué qu'il annoncerait vendredi "les premières mesures sur l'apprentissage" aux acteurs concernés (syndicats, patronat, régions…). Toute la journée de vendredi est aussi prévue une séance de négociation sur la formation, sujet lié, sur lequel les discussions doivent aboutir au plus tard le 20 février. "Cela pose un problème majeur de convoquer tout le monde un jour de négociation interpro pour donner les orientations gouvernementales sur une partie de la négociation qui n'est pas encore négociée", avait expliqué mercredi la négociatrice de la CGT, Catherine Perret (CGT), en sortant d'une séance sur la formation, au siège du Medef.

La CGT "ne veut pas servir d'alibi". "La CGT est une organisation syndicale responsable et ne veut pas servir d'alibi pour que le gouvernement s'appuie sur un consensus qui n'existe pas à l'issue de la concertation apprentissage", explique la centrale dans son communiqué, jugeant que "si le gouvernement voulait faire pression pour appuyer les régressions patronales, il ne s'y prendrait pas autrement". La concertation sur la réforme de l'apprentissage a été houleuse en raison d'un bras de fer entre le Medef et les régions.