APB, aides, mutuelles...Tout ce que doit savoir un futur étudiant

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APB, aides, mutuelles...Tout ce que doit savoir un futur étudiant
@ AFP
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Le bac en poche, tout ce qu’il faut savoir pour votre vie de futur étudiant.

Ça y est vous avez le bac. Ce précieux sésame pour lequel vous avez (plus ou moins) durement travaillé toute l’année. Pour autant, en septembre prochain, vous attend une autre grande épreuve, un saut dans l’inconnu : celui de la vie étudiante, souvent synonyme de départ du cocon familial. Pour vous retrouver dans cette nouvelle jungle, Europe 1 fait le point sur ce que vous devez savoir.

# APB

Pour choisir votre orientation, une plateforme : APB (Admission Post-Bac) avec laquelle vous êtes déjà familiarisé puisque vous avez rendu vos vœux. Il existe trois phases de proposition d’admission. Les deux premières sont déjà passées tandis que la troisième aura lieu du 14 au 19 juillet. Ce sont les dernières propositions qui vous seront faites.

Pour vous aider à y voir plus clair, une association "Droit des lycéens" composée exclusivement de lycéens en Terminal a publié un "Guide des recours" pour ceux qui voudraient contester leur affectation.

# Les aides

Il existe de multiples aides, publics ou privées, pour vous permettre d’étudier en toute sérénité. Sur service-public.fr, le site officiel de l’administration française, sont ainsi répertoriées toutes les aides qu’un étudiant peut percevoir. Ainsi, si vous êtes un étudiant boursier ayant obtenu la mention "Très Bien" au bac, vous êtes admissible chaque année à une aide au mérite d’un montant qui varie selon votre situation, entre 900 et 1.800 euros. Autre exemple, si vous rencontrez des difficultés financières, vous avez le droit et jusqu’à 35 ans à 4.773 euros d’aide d’urgence.

Pour vous loger, il existe deux aides : l’ALS (allocation de logement sociale), l’allocation la plus répandue, qui nécessite pour la percevoir que votre logement soit pourvu d’un confort minimal, que le bail et la quittance soient établis à votre nom et que vous n’ayez pas de lien de parenté avec le propriétaire. Enfin, il y a la fameuse APL (aide personnalisée au logement), destinée aux locataires de logements conventionnés.

# Les mutuelles et la Sécu

Futurs étudiants, vous allez devoir gérer vous-même votre couverture sociale. Impossible d’y couper, l’inscription à la sécurité sociale. Elle est obligatoire dès votre inscription dans un cursus d’études supérieures. Concrètement, vous allez vous affilier au régime étudiant de la Sécurité sociale dispensé par un organisme spécialisé, la mutuelle étudiante. Vous avez alors le choix entre la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants), qui est national, ou bien des organismes régionaux (la SMEREP en région parisienne, par exemple).

A noter : il faut bien faire la différence entre la Sécurité sociale étudiante et la complémentaire santé. Seule la première est obligatoire. Enfin, vous bénéficierez des mêmes prestations que celles du régime général, c’est-à-dire des remboursements partiels, à hauteur de 70% des frais médicaux engagés.

# Le logement

C’est l’une des bêtes noires des étudiants : le logement. Outre les différentes aides auxquelles vous avez le droit, il existe plusieurs solutions pour trouver de quoi vous loger lors de vos études. Il y a d’abord la solution la plus classique, la location en son nom propre via un contrat de bail où vous pourrez bénéficier de l’ASL ou des APL. Mais vous pouvez aussi penser, et c’est souvent l’un des symboles de la vie étudiante, à la colocation qui vous ouvre le droit à l’ASL. Autre solution : la cohabitation avec un senior ! En échange de votre présence, vous pourrez bénéficier d’une chambre gratuite ou à loyer solidaire. 

Il y a aussi et bien sûr les incontournables résidences universitaires gérées par les CROUS. Pour une chambre meublée d’une dizaine de mètres carrés, il faut compter environ 115 euros. Pour bénéficier d’un logement en cité U, il était nécessaire d’envoyer une demande de dossier social entre janvier et avril auprès du CROUS d’où vous dépendez. Faute de places, certains se tournent vers les résidences étudiantes privées mais il faut alors débourser beaucoup plus, environ 900 euros à Paris pour un 18 mètres carrés.