Animateur jugé pour abus sexuels : "Mon fils a envie de crier sa colère", confie le père de l'un des enfants

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Un animateur de loisirs de la ville de Courbevoie comparaît devant les assises à Nanterre pour "viol" sur deux enfants et "agressions sexuelles" sur 13 autres. Marc, le père de l'un de ces enfants espère qu'il "pourra lui crier haut et fort ses vérités", confie-t-il sur Europe 1.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Une audience très forte et probablement très éprouvante attend les jurés de la cour d'assises des Hauts-de-Seine mercredi, au procès de l'ancien animateur de Courbevoie accusé de viol et attouchements sexuel sur des enfants. Cinq d'entre eux doivent venir témoigner à la barre. Ces garçons ont aujourd'hui une dizaine d'années. Parmi eux, le fils de Marc. "Il vient parce qu'il a envie de dire sa vérité, de dire ce qu'il a vécu, il a envie de crier sa haine, sa colère. Il a envie de faire entendre sa voix tout simplement", confie le père du garçon à Europe 1.

"Il a vécu un enfer". "Il a été sous l'emprise d'un prédateur pendant des mois, il a vécu un enfer pendant des mois tout comme ses camarades", insiste Marc. "Sa volonté première aujourd'hui, est de venir, de regarder l'accusé et de lui dire tout ce qu'il a à lui dire. Il veut lui crier haut et fort ses vérités."

"Il y a une appréhension". Toutefois, Marc ne cache pas que cela sera surement un moment difficile pour son fils. "Il y a une appréhension, mais il a aussi cette envie de se libérer de l'emprise sous laquelle il a été. Cela fait maintenant des années qu'il vit avec ça. Il est changé à jamais quoi qu'il arrive", souligne-t-il. "Il s'en relèvera, j'en suis sûr. Ce qu'il veut aujourd'hui, c'est crier sa colère", martèle-t-il.

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Treize victimes présumées. L'animateur, dont le procès se tient jusqu'à vendredi, est soupçonné d'avoir commis ces faits entre 2011 et 2015 sur des garçons âgés de 3 à 10 ans, lors de baby-sittings, puis dans trois écoles où il travaillait sur le temps périscolaire. Il avait été écroué en 2015 et, depuis, il est apparu que des signalements avaient été réalisés auprès de sa hiérarchie sans que la justice n'en ait été informée. Sur ce volet, une enquête contre X pour non-dénonciation d'agression sexuelle sur mineur, ouverte à l'automne 2017, n'est pas encore bouclée.