Aller au travail à vélo, une réalité pour seulement 2% des Français

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Aller au travail à vélo, une réalité pour seulement 2% des Français
Aller au travail en vélo reste une pratique surtout urbaine grâce aux aménagements existants dans les grandes villes comme ici à Bordeaux. @ JEAN-PIERRE MULLER / AFP
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Selon une enquête de l'Insee dévoilée lundi, les Français sont bien plus nombreux à utiliser leur voiture, même pour effectuer des trajets de moins de 1 km. 

Seuls 2% des actifs partent au travail de bon matin à bicyclette. Un chiffre bien inférieur à la part de ceux qui utilisent une voiture, sept sur dix, ou les transports en commun, selon une étude de l'Insee publiée mardi.

Autant utilisé que les deux-roues motorisés. En 2015, 500.000 personnes, soit 1,9% des actifs en emploi, ont déclaré pédaler pour se rendre au travail tous les jours. Ils sont aussi nombreux que les actifs qui vont travailler en deux-roues motorisé. Ce mode de transport "doux" est en revanche bien moins utilisé que les transports en commun, privilégiés par un actif sur sept (14,8%), ou l'automobile, par sept sur dix (70,6%). La voiture est même utilisée pour des trajets courts, inférieurs à un kilomètre, par 58% des personnes interrogées, précise l'Insee dans cette étude tirée de l'enquête de recensement menée en 2015. Un peu plus de 6% des actifs se rendent au travail à pied.

Une pratique urbaine… Boudé dans les banlieues des grandes villes et les communes isolées, le vélo est une pratique plutôt urbaine et il est en général utilisé pour un trajet domicile-travail de moins de quatre kilomètres. C'est en Isère, en Gironde, en Haute-Garonne, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, à Paris et en Guyane que l'on trouve le plus de cyclistes. Dans ces zones, "les aménagements de la voirie et la maîtrise du trafic motorisé favorisent la pratique du vélo", explique l'Insee, citant l'exemple de Strasbourg, Grenoble ou Bordeaux où le réseau de pistes cyclables est très important.

… et plébiscitée par les diplômés. Plutôt diplômés, les adeptes du vélo sont plus souvent cadres (3%) qu'ouvriers, artisans ou agriculteurs (1%), selon l'enquête. Les actifs travaillant notamment dans les arts, spectacles et activités récréatives, l'administration publique, l'enseignement, l'information et la communication sont aussi les plus concernés (3%).