Air France ne pénalisera pas les salariés qui refusent d'embarquer vers le Mexique

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Air France ne pénalisera pas les salariés qui refusent d'embarquer vers le Mexique
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Le secrétaire d’Etat chargé des transports, en visite jeudi à l’aéroport de Roissy, a soutenu la décision d’un commandant de bord qui a fait valoir samedi son droit de retrait pour ne pas embarquer vers le Mexique. De son côté, Air France a fait savoir qu'elle ne pénaliserait pas les navigants qui font de même.

L’avion devait s’envoler vers le Mexique samedi. Mais le commandant de bord de ce vol d’Air France a fait valoir son droit de retrait en raison des risques sanitaires liés à la grippe mexicaine. L’ensemble de son équipage a été remplacé par un équipage de réserve. "On est dans la stricte application du droit du travail", a commenté jeudi Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux Transports, qui s’est rendu à l'aéroport de Roissy jeudi pour accueillir des passagers en provenance de Mexico.

"Les équipages peuvent à tout moment mobiliser les clauses du droit du travail", a-t-il poursuivi. Depuis samedi, plusieurs hôtesses et stewards d’Air France, qui ne peuvent pas faire valoir un droit de retrait, ont fait valoir la "clause de fatigue" prévue par le code de l'aviation civile pour ne pas embarquer à destination du Mexique. Air France a fait savoir jeudi qu'elle ne pénaliserait pas ces salariés.

Plus généralement, la France avait demandé que les vols aller à destination du Mexique soient suspendus au niveau européen. Une proposition qui a été rejetée jeudi lors d'une réunion extraordinaire à Luxembourg.

Les grandes entreprises françaises ont déjà pris les devants, en choisissant généralement d’annuler tous les déplacements vers et en provenance du Mexique. Pour leurs salariés au Mexique, certains groupe ont élaboré un véritable "plan pandémie" : climatisation coupée, mise en place du télétravail, port du masque obligatoire ou mise à disposition d’un service de transport afin d’éviter les transports publics. Sensibilisées par la grippe aviaire en 2003, les entreprises sont généralement bien préparées.