Air France : les hôtesses et stewards appelés à la grève du 27 juillet au 2 août

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Air France : les hôtesses et stewards appelés à la grève du 27 juillet au 2 août
Le personnel naviguant espère peser sur les négociations en cours concernant leurs rémunérations et règles de travail.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le personnel naviguant de la compagnie aérienne appelle à la grève du 27 juillet au 2 août, faisant suite à un premier appel des syndicats de pilotes du 11 au 14 juin.

Le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC appellent les hôtesses et stewards d'Air France à la grève du 27 juillet au 2 août inclus, pour peser sur les négociations en cours concernant leurs rémunérations et règles de travail, ont-ils annoncé vendredi.

Renégociation de l'accord d'entreprise. Ce développement intervient au lendemain d'un appel à la grève lancé par l'ensemble des syndicats de pilotes d'Air France du 11 au 14 juin pour défendre l'emploi et protester contre une modification de certaines règles de rémunération. Le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, qui revendiquent 45% des voix parmi les personnels navigants commerciaux (PNC) d'Air France, protestent contre les conditions dans lesquelles s'effectue la renégociation de leur accord d'entreprise, lequel arrive à échéance fin octobre.

"Demandes inacceptables". Depuis le début des discussions mi-avril, les deux syndicats se disent "confronté(s) à une direction qui refuse de prendre en compte toute revendication et qui persiste dans des demandes inacceptables", écrivent-ils dans un communiqué commun. Parmi elles, l'intersyndicale liste la "baisse de la rémunération des PNC de l'équivalent d'un mois de salaire par an", la "réduction du nombre de personnels de cabine à bord tout en imposant une charge de travail supplémentaire", ainsi que la "densification des rythmes de travail et augmentation de la pénibilité et de la flexibilité au détriment de la sécurité à bord". Elle rejette ces propositions et rappelle que les PNC ont "permis pour une grande part le redressement" de la compagnie tricolore, avec les efforts fournis dans le cadre du plan de restructuration "Transform" mis en oeuvre à partir de 2012.

Dénonçant "le mépris et la menace" de la direction, les organisations professionnelles affirment néanmoins avoir "fait le choix d'un préavis suffisamment long pour permettre à la Direction de s'engager dans un dialogue social responsable et d'engager une véritable négociation".