Agression de policiers à Aulnay : troisième interpellation et une arme retrouvée

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Agression de policiers à Aulnay : troisième interpellation et une arme retrouvée
Les policiers ont interpellé le jeune homme qui s'était rebellé pendant le contrôle d'identité@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Le jeune homme interpellé lundi est celui qui s'était rebellé face aux policiers qui tentaient de le contrôler et qui avait agressé l'un des agents, jeudi dernier.

Un troisième jeune homme a été interpellé lundi dans l'enquête sur l'agression de policiers la semaine dernière à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). L'une des armes qui leur avaient été dérobées a également été retrouvée, a appris l'AFP de source proche de l'enquête.

Un contrôle d'identité qui a tourné à l'affrontement. Lors de ce contrôle d'identité qui a dégénéré jeudi dernier, un pistolet à impulsion électrique de type taser et un lanceur de balle de défense (LBD40) avaient été dérobés aux policiers. "Le taser a été retrouvé dimanche", a indiqué la source. Le jeune homme interpellé lundi, âgé de 19 ans, est celui que les policiers voulaient contrôler, dans un "secteur susceptible d'être un point de deal" dans la cité des 3.000, où a éclaté en février l'"affaire Théo", a expliqué la source proche de l'enquête. 

Deux armes dérobées. Le jeune homme s'était rebellé et avait pris la fuite, aidé par quatre autres jeunes, après avoir donné un coup de poing au visage de l'un des policiers, selon des sources concordantes. D'autres jeunes avaient tenté de porter des coups à une fonctionnaire de police, et l'un d'eux s'est emparé du lanceur de balles de défense et du taser, restés dans le véhicule des policiers. Une personne avait tiré une fois avec le LBD40 contre le véhicule, selon la source proche de l'enquête. 

Une conséquence de l'affaire Théo ? Vendredi et samedi, deux autres jeunes hommes âgés de 18 ans ont été interpellés. L'un sera jugé prochainement pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Fin février, la cité des 3.000 avait été le théâtre de l'interpellation violente de Théo, 22 ans, victime d'un viol présumé avec une matraque. Cette affaire, qui a connu un grand retentissement, avait donné lieu à plusieurs nuits de violences urbaines.