Affaire Théo : plusieurs lycées bloqués en région parisienne

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Affaire Théo : plusieurs lycées bloqués en région parisienne
Plusieurs lycées ont été bloqués par des empilements de poubelles (image d'illustration du 23 février)@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Répondant à l'appel de mouvements anti-fascistes, une dizaine de lycées franciliens ont été bloqués jeudi.

Les accès à de nombreux lycées de région parisienne étaient bloqués ou perturbés jeudi en milieu de matinée par quelques dizaines de jeunes, en protestation contre les "violences policières", a-t-on appris de sources concordantes.

Cinq personnes interpellées. Le rectorat de Paris faisait état de neuf lycées bloqués et de neuf autres aux entrées filtrées par quelques dizaines de jeunes dans la capitale jeudi en milieu de matinée. En fin de matinée, plusieurs blocages avaient été levés, a-t-il précisé. De source policière, on indiquait qu'un établissement était également "partiellement bloqué" à Noisy-Le-Grand (Seine-Saint-Denis). Cinq personnes ont été interpellées à Paris, notamment pour jets de projectiles, selon des sources policières, qui évoquent une trentaine d'établissements perturbés à Paris et en région parisienne. Les accès à ces établissements sont notamment barrés par des empilements de poubelles.

Lycée perturbé à Aulnay-sous-Bois. Dans la ville où réside Théo, quelque 200 personnes étaient rassemblées devant le lycée Boileau, où a été mis en place un barrage filtrant les entrées, indique-t-on de source policière. "Certains cherchent à en découdre avec les forces de l'ordre en jetant des projectiles mais pour le moment ce sont des prises à partie légères", a précisé cette source. Comme à chaque mouvement de ce type, les accès aux établissements sont notamment barrés par des poubelles, empilées ou incendiées.

"Blocus pour Théo". Quelques centaines de jeunes se sont ensuite réunis, sans slogan ni banderole, à partir de 11h sur la place de la Nation à Paris à l'appel de mouvements antifascistes, sous étroite surveillance policière, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces opérations, réalisées sous le nom de "Blocus pour Théo", se répètent depuis une semaine en solidarité avec le jeune homme de 22 ans victime d'un viol présumé avec une matraque lors de son interpellation le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier est mis en examen pour viol dans cette affaire.

Des heurts et des dégradations. Le 23 février, après le blocage de certains établissements, 800 à 1.000 jeunes, selon la préfecture de police, s'étaient réunis sur la place de la Nation. Ce rassemblement avait donné lieu à des dégradations de voitures et de distributeurs de billets et à des heurts avec les forces de l'ordre. Le proviseur adjoint d'un lycée situé non loin de la place de la Nation avait été "blessé et visé par un extincteur, lancé par un manifestant", selon l'académie de Paris.

De nombreuses interpellations lors des manifestations. Au total, 28 personnes avaient été interpellées à Paris et 12 dans les Hauts-de-Seine. Le 27 février, 31 personnes avaient été interpellées à la suite d'incidents dans plusieurs lycées de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis.