Affaire Penelope Fillon : vérifications à l'Assemblée nationale

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Selon les informations d'Europe 1, des policiers se sont rendus mardi à l'Assemblée nationale, pour effectuer des vérifications dans l'affaire Penelope Fillon. 

Des policiers de l'office de lutte contre la corruption se sont rendus à l'Assemblée nationale, mardi en fin de matinée, selon les informations d'Europe 1. Ils y ont effectué des vérifications dans l'affaire d'emploi fictif présumé de Penelope Fillon, épouse de l'ancien parlementaire et candidat LR à l'élection présidentielle. 

Pas de badge d'accès. Les enquêteurs se sont d'abord rendus dans une annexe administrative de l'Assemblée, boulevard Saint-Germain, où sont conservées les archives. Ils souhaitent notamment vérifier si Penelope Fillon, lorsqu'elle était payée comme attachée parlementaire, était bien enregistrée dans les dossiers, avec, par exemple, un badge d'accès à l'Assemblée nationale. Ces vérifications ont établi que l'épouse de l'ancien député n'avait jamais eu ni badge, ni adresse mail ou téléphone professionnel dans son activité d'attachée parlementaire. À noter qu'un tel badge n'est pas obligatoire pour les assistants travaillant en province. 

Seulement six précédents. Les enquêteurs se sont ensuite rendus dans le bureau de François Fillon. Cette perquisition a été autorisée par le président de l'Assemblée, Claude Bartolone. Par le passé, six demandes de perquisitions à l'Assemblée ont été permises de cette manière sous la Ve République, a-t-on précisé à l'Hôtel de Lassay, sans autre commentaire.

Soutien "unanime" du groupe LR. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a déclaré en conférence de presse avoir été informé de cette procédure dans la matinée. "François Fillon a souhaité que la justice aille le plus rapidement possible", a-t-il ajouté, assurant que le groupe LR à l'Assemblée soutenait "unanimement" le candidat. 

Une enquête expresse. L'enquête sur les activités de Penelope Fillon s'est accélérée lundi après-midi, avec l'audition des deux époux à Versailles, qui a duré environ cinq heures. Le PNF a ouvert mercredi dernier une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits. Elle doit déterminer si Penelope Fillon, qui a perçu environ 500.000 euros bruts en tant qu'assistante parlementaire de son époux puis de son suppléant, entre 1998 et 2007, puis en 2012, a fourni des prestations en échange de ce salaire. Mercredi, Marc Joulaud, le suppléant de François Fillon, doit justement être entendu par les enquêteurs.