Affaire Hodeau : pour l’USM, Hortefeux "dit n’importe quoi"

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Affaire Hodeau : pour l’USM, Hortefeux "dit n’importe quoi"
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Le président du syndicat majoritaire des magistrats réagit aux prises de position du ministre de l’Intérieur sur le "cas Hodeau".

"C’est un grand classique. Après chaque fait divers dramatique comme celui que nous venons de vivre, nous avons le droit à une nouvelle loi", s’est indigné Christophe Régnard, le président de l’Union syndicale des magistrats, le syndicat majoritaire, jeudi sur Europe 1. Lui, ne juge pas nécessaire une nouvelle modification législative, après les aveux du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau, déjà condamné pour le viol d’une mineure.

Interrogé sur la réaction de Brice Hortefeux, qui a affirmé qu’"une vie aurait pu être épargnée si l'application de la loi avait été faite dans l'intérêt des victimes", Christophe Régnard a répliqué : "Brice Hortefeux raconte n’importe quoi […]. La question n’est pas tant de savoir si les juges ont eu tort de libérer cet homme, puisque de toute façon, il aurait été libre avant-hier…" Selon lui, le vrai problème réside dans le fait qu’"on a déjà un arsenal répressif très important, mais [qu’]on n’a pas les moyens de l’appliquer".

"On avait eu une nouvelle loi après l'affaire Nelly Crémel", assassinée en juin 2005, et qui avait conduit à la possibilité du port d'un bracelet électronique pour les condamnés à au moins sept ans de prison, à leur sortie de détention.

"On a eu la même chose" en août 2007, après l'enlèvement du petit Enis à Roubaix, dans le Nord, par un ravisseur présumé déjà condamné pour pédophilie, puis la loi du 25 février 2008 a quant à elle institué une "rétention de sûreté", après la fin de leur peine, pour les personnes condamnés à 15 ans de prison ou plus, notamment les prédateurs sexuels.