Affaire Grégory : trois personnes en garde à vue

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Affaire Grégory : trois personnes en garde à vue
Gregory Villemin avait été retrouvé mort noyé, pieds et poings liés, en 1984, dans la Vologne.@ AFP
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Un couple de septuagénaires et une belle-soeur du père du petit Grégory ont été interpellés mercredi matin dans l'affaire de la mort de Grégory Villemin, l’une des grandes énigmes judiciaires de ces dernières décennies.

Plus de trente-deux ans après la mort de Grégory Villemin, retrouvé ligoté et noyé dans la Vologne, dans les Vosges, un couple de septuagénaires et une belle-soeur de Jean-Marie Villemin, le père, ont été placés en garde à vue mercredi matin par les gendarmes de la section de recherche de Dijon, selon les informations recueillies par Europe 1. La grand-mère de Grégory, Monique Villemin, dont l'état de santé n'est pas compatible avec le régime de la garde à vue, ainsi qu'une autre personne sont également entendues sous le statut de témoin. 

Trente ans d'enquête. Le corps du garçon, alors âgé de quatre ans, avait été retrouvé en octobre 1984, pieds et poings liés à Lépange-sur-Vologne, son village. Bernard Laroche, un parent, avait été mis en examen pour le meurtre, puis libéré, en raison d'erreurs de procédure notamment. Il a été abattu par le père de l'enfant avant que la mère, Christine Villemin, soit elle-même poursuivie. La cour d'appel de Dijon l'a finalement innocentée en 1993.

Des "zones d'ombre". Le dossier a été rouvert par deux fois, en 2008 et en 2010, pour réaliser des analyses ADN, mais aussi analyser la lettre de revendication du meurtre de Grégory et les voix du ou des "corbeaux" qui avaient écrit et téléphoné aux parents Villemin. Des expertises qui n’ont pas abouti mais ont permis de maintenir le dossier ouvert jusqu'à aujourd'hui.

"Ce travail méticuleux a permis de recueillir ou de confirmer des éléments, dont certains avaient déjà attiré l'attention des enquêteurs et des magistrats dans le passé, sans pouvoir être véritablement exploités", a indiqué le parquet de Dijon dans un communiqué, mercredi. "Les interpellations récentes, qui visent des personnes très proches du coeur de l'affaire, ont pour but d'éclaircir certains points et d'apporter des réponses à des questions posées, parfois de longue date, par des zones d'ombre de la procédure."