Affaire Grégory : le combat de la veuve Laroche

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Affaire Grégory : le combat de la veuve Laroche
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Marie-Ange Laroche a affirmé lundi qu'elle était prête à laisser la justice exhumer le corps de son mari pour l'innocenter.

Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, un temps suspecté de l'assassinat de Grégory Villemin en 1984 avant d'être tué par le père de l'enfant, a indiqué lundi qu'elle souhaitait se constituer partie civile dans l'instruction, rouverte en 2008, sur la mort du petit garçon.

"J'ai demandé à mon avocat de déposer une constitution de partie civile pour avoir la vérité dans cette affaire et pas une vérité à sens unique", a déclaré Marie-Ange Laroche. Cette demande a été envoyée lundi à la chambre de l'instruction de Dijon qui devra dire si elle est recevable ou non, a précisé son avocat, Me Gérard Welzer. Se constituer partie civile permet notamment d'être informé régulièrement du déroulement de la procédure et d'avoir accès au dossier par l'intermédiaire de son avocat.

C'est le but de la démarche de Marie-Ange Laroche qui craint que l'instruction sur l'assassinat du petit Grégory Willemin, rouverte en décembre 2008 par la cour d'appel de Dijon "recommence à instruire de manière non contradictoire à l'égard d'un mort", son mari, Bernard Laroche. "Nous avons de mauvais souvenirs de la première instruction menée à Dijon. On ne veut plus laisser faire ça", a lancé Me Welzer.

Inculpé d'assassinat et placé en détention provisoire à la fin de l'année 84, Bernard Laroche - un cousin de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory - avait été remis en liberté en février 85, tout en restant inculpé du crime. Il avait été abattu par Jean-Marie Villemin le 29 mars 1985, devant son domicile. "Dans l'esprit des gens, Laroche ne sera définitivement innocenté que lorsque l'assassin sera arrêté, c'est pour ça qu'on se constitue partie civile", a expliqué l'avocat.

Par ailleurs, la veuve de Bernard Laroche a annoncé lundi qu'elle ne s'opposerait pas à l'exhumation du corps de son mari si la justice le demandait.

> Le témoignage de Marie-Ange Laroche