Affaire Grégory : des gendarmes vont enquêter à nouveau

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Affaire Grégory : des gendarmes vont enquêter à nouveau
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Une cellule de 12 hommes va tenter d'exploiter les résultats des dernières expertises ADN, 25 ans après la mort de l'enfant.

Le président de la chambre de l'instruction de Dijon vient de créer une cellule d’enquête composée de douze gendarmes. Leur rôle : tenter de relancer concrètement l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory Villemin, selon les informations révélées sur le site internet du Figaro. L’enfant de 4 ans avait été retrouvé pieds et poings liés en 1984, dans les eaux de la Vologne. Un meurtre qui reste un mystère 25 ans après.

Les gendarmes vont notamment travailler à partir des résultats des expertises remis fin octobre. Elles avaient été réalisées sur des lettres attribuées à un corbeau et sur des cordelettes enserrant le corps de l’enfant. Ces analyses ADN, une technologie qui n’était pas disponible au moment du drame, ont permis d’identifier un ADN féminin et un ADN masculin, ainsi que des traces d’une troisième empreinte génétique, incomplète celle-là.

"L'idée n'est pas de refaire l'enquête à zéro", a d'ores et déjà prévenu Jean-Marie Beney, procureur général de la Cour d'appel de Dijon. La première tache des gendarmesva être de s’assurer que les traces ADN retrouvées ne sont pas celles des différents enquêteurs, greffiers et autres magistrats qui ont eu accès au dossier tout au long de l’affaire. Une vingtaine de personnes ont notamment été ciblées.

Une fois toutes ces fausses pistes écartées, il faudra tenter de retrouver les éventuels propriétaires de ces traces ADN. A supposer qu’elles soient toujours vivantes. Seule certitude dans l’immédiat : ce ne sont pas les empreintes génétiques des époux Villemin, les parents de Grégory.

L’affaire Grégory Villemin est l'un des faits divers les plus médiatisés du XXe siècle en France, qui s'est traduit jusqu'ici par un fiasco judiciaire. Elle a notamment fait l’objet d’un bras-de-fer entre la police et la gendarmerie. Les gendarmes, des militaires, avaient été les premiers à mener l’enquête dans cette zone rurale des Vosges. Mais, cibles de critiques, ils avaient été dessaisis au profit de la police, dont le travail a également été largement critiqué.

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