Affaire Fiona : un nouveau procès à la recherche de la vérité

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La mère de la fillette disparue et son ex-compagnon sont jugés en appel devant la cour d'assises de Haute-Loire, à partir de lundi.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

C'est sous les huées de la foule que Cécile Bourgeon avait quitté le palais de justice il y a un an. Une foule qui n'avait pas compris la condamnation à seulement cinq ans de prison de la mère de Fiona, certes reconnue coupable de non-assistance à personne en danger, mais acquittée des coups mortels sur sa petite fille.

La défense croit à une confirmation. Un verdict surprenant car son compagnon, Berkane Makhlouf, avait été, lui, condamné à vingt ans de réclusion, et parce qu'à l'audience, Cécile Bourgeon était apparue très froide, parfois brutale et colérique, notamment face aux questions des avocats des parties civiles. Malgré tout, pour son conseil Me Renaud Portejoie, il n'y a pas de raison que la cour d'assises de Haute-Loire, devant laquelle la mère et le beau-père se présentent dès lundi, prenne une autre décision. "J'attends la confirmation de l'acquittement de Cécile Bourgeon quant aux coups mortels. La cour d'assises de première instance a été extrêmement claire dans ses motivations, à savoir qu'elle a considéré qu'il n'y avait aucun élément à charge contre Cécile Bourgeon d'avoir été maltraitante à l'égard de sa fille Fiona. Nous espérons que la cour d'assises d'appel confirmera cette décision", indique-t-il au micro d'Europe 1.

"Qu'on puisse enterrer Fiona correctement". L'autre enjeu de ce procès sera aussi de savoir où est le corps de la petite fille. Voilà plus de quatre ans que sa mère et son beau-père disent ne pas se souvenir du lieu précis où il l'aurait enterrée quelques jours après sa mort. À la grande colère de Nicolas Chafoulais, le père biologique de Fiona, désespéré de ne pouvoir offrir une vraie sépulture à sa fille. "Il faut qu'on puisse l'enterrer correctement. Ma conviction, c'est qu'ils savent tous les deux où est Fiona. S'ils ne le disent pas, c'est qu'ils ont quelque chose de plus grave à cacher", confie-t-il au micro d'Europe 1. 

"Je ne crois pas qu'elle soit décidée à parler". Aujourd'hui, Nicolas Chafoulais espère toujours que Cécile Bourgeon craque. "J'attends qu'elle parle, qu'elle dise où est ma fille, qu'est-ce qu'ils ont fait de ma fille. Pour n'importe quel père, ce serait important. J'espère que c'est encore possible, c'est la dernière chance". Pour autant, il explique "ne pas se faire d'illusion". "Je ne crois pas qu'elle soit décidée à parler. Il faut voir si ça se passera comme au premier procès, si on la laissera parler, si elle pourra s'exprimer, ou si elle sera bridée et bien briefée".