AF 447 : les capteurs de vitesse mis en cause

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AF 447 : les capteurs de vitesse mis en cause
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Des informations convergentes ont émergé durant le week-end, mettant en cause les systèmes de mesure de la vitesse des Airbus A330 dans l'enquête sur le vol Rio-Paris.

"Désintégration en vol ou choc, crash avec la surface de l'océan, pour l'instant, aucune indication ne permet de privilégier l'une ou l'autre hypothèse", a indiqué Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, sur RTL dimanche.

Interrogé sur le problème éventuel des sondes anémométriques, sur lesquelles travaille le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et dont Airbus a accéléré le remplacement sur les A330, le secrétaire d'Etat a jugé "qu'en tout état de cause, imaginons qu'il y ait eu une défaillance sur ces sondes, ce n'est pas cette seule défaillance qui est capable d'expliquer le problème de la disparition du vol AF 447".

Ces sondes permettent "par la pression de ses anémomètres de connaître exactement la vitesse. Il s'est produit des situations sur des Airbus, et peut-être sur d'autres avions, où ces sondes givrant parce qu'on est dans une zone très humide, une zone très dépressionnaire, une zone de turbulences, n'indiquent plus la vitesse", a indiqué Dominique Bussereau.

Une des seules certitudes dans l’immédiat : le vol Rio-Paris a envoyé au total dans la nuit de dimanche à lundi 24 message d'anomalies, de pannes ou d'arrêt de système en moins de cinq minutes, a expliqué samedi le Bureau d'enquêtes et d'analyses. "Ces messages établissent qu'il y a eu une incohérence des vitesses mesurées", a détaillé Alain Bouillard, responsable de l'enquête technique au BEA.

La récupération des débris devrait faire avancer l'enquête. Les boîtes noires du vol ne seront peut-être quant à elles jamais retrouvées, avait annoncé samedi le directeur du BEA, Paul-Louis Arslanian.

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