Ados et portables font mauvais ménage à l’école

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Ados et portables font mauvais ménage à l’école
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47% des jeunes reconnaissent que leur portable a déjà sonné en cours. Luc Chatel s'est dit favorable à une interdiction.

7 % des adolescents reconnaissent avoir déjà filmé leur professeur pendant un cours. C’est l’un des constats qui ressort de l’étude sur les dérives du téléphone portable réalisée par TNS Sofres pour l'Unaf et Action Innocence et publiée mardi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Ce chiffre, en apparence faible, correspond pourtant en moyenne à deux élèves par classe.

Un exemple qui n’est pas rare donc, comme en témoigne cette vidéo postée sur le site de partage Youtube et visionnée 1.300 fois, soit l'équivalent d'une quarantaine de classes. On y voit les mollets d’une jeune femme. Titre de la vidéo : "Ma prof est trop bonne".

Autre enseignement de l’étude publiée mardi : en moyenne, 47% des 12-17 ans interrogés affirment utiliser leur portable en classe. Mais ce chiffre grimpe à 58% pour les seuls lycéens. 54% des jeunes interrogés reconnaissent aussi recevoir des appels pendant qu’ils sont en cours, qu’ils aient volontairement ou non laissé leur portable allumé. Les ados sont aussi 80% à avoir recours à leur mobile dans l'enceinte scolaire, mais en dehors des salles de classe. La principale crainte de ces collégiens et lycéens : se voir confisquer leur téléphone… ce qui est déjà arrivé à 21% d’entre eux.

Derrière cette utilisation intempestive du portable, "il n’y a pas forcément volonté de nuire", temporise cependant Roland Hubert, co-secrétaire général du SNES, sur Europe 1. Il reste à "expliquer aux jeunes en quoi il y a atteinte à la vie privée, ou ce qu’est le droit à l’image. L’école est aussi un lieu où l’on prépare les jeunes à la citoyenneté", conclut-il.

Le portable à l’école, est-ce un droit ? Les téléphones ne sont pas officiellement interdits par l'Education nationale. Le ministre Luc Chatel s'est dit favorable mardi à une interdiction en cours, tout en rappelant que la décision appartenait à chaque établissement. Aux élèves, et aux parents, de prendre connaissance du règlement interne.