A310 : Bahia souffre de contusions et de brûlures

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A310 : Bahia souffre de contusions et de brûlures
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La jeune Française, seule survivante du crash qui a eu lieu mardi au large des Comores, est arrivée à Paris jeudi matin.

Dès son arrivée en France jeudi matin à bord de l’avion du secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, Bahia Bakari a été transportée à l’hôpital pour un bilan complet. La jeune Française qui est la seule rescapée du crash de l’A310 de Yemenia mardi matin au large des Comores, souffre de "contusions multiples de gravité modérée" et "de brûlures nécessitant une prise en charge spécialisée". Mais Bahia Bakari est saine et sauve après être restée une dizaine d’heures dans l’eau accrochée à un débris d’avion.

A l’hôpital, elle bénéficie déjà d’une prise en charge psychologique. Partie aux Comores pour les vacances, elle voyageait avec sa mère qui n’a pas été retrouvée. "Je suis partagé entre soulagement et chagrin. Je vois ma fille, je suis heureux mais il y a aussi sa maman qui n'est pas là", a expliqué son père Kassim Bakari. "Cela restera beaucoup dans ma mémoire", a-t-il ajouté d'une voix faible.

"C'est une enfant qui est parfaitement consciente de ce qu'elle a vécu", a assuré sur Europe 1 le Pr Isabelle Constant qui a rencontré Bahia :



La justice française a ouvert mercredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire". A bord de ce vol, qui avait débuté pour certains passagers à Roissy-Charles-de-Gaulle et à Marseille, se trouvaient au total 153 personnes dont 66 Français. Nicolas Sarkozy s'est rendu jeudi soir à la Grande Mosquée de Paris pour assister à une cérémonie en mémoire des passagers de l'A310.

Les opérations de recherche sur place se poursuivent, avec l'aide d'avions français et américains, même s’il n’y a plus d’espoir de retrouver des survivants. L'objectif des équipes déployées sur zone est désormais de repêcher les boîtes noires de l’appareil. Le premier signal capté s’était révélé être celui des balises de détresse.

L’enquête sur ce crash ne fait que débuter. Dans la ligne de mire : les conditions météo mais surtout la vétusté de l’avion et les doutes sur le sérieux de la compagnie aérienne Yemenia. Celle-ci a promis mercredi de verser, à une date qui n'a pas été précisée, 20.000 euros pour les familles de chaque victime.